L’air contient des traces d’ADN provenant des plantes,
animaux, champignons ou microorganismes qui nous entourent — et aussi
des humains. De nouvelles méthodes permettent de récolter et séquencer
cet
ADN environnemental aérien (eDNA). Elles pourraient
fournir une nouvelle manière de suivre la biodiversité, repérer des
espèces invasives ou des pathogènes, mais soulèvent aussi des
questions inattendues sur la confidentialité de notre propre ADN.
Dans une News Feature publiée dans Nature le 14 avril 2026, Irwin, A.
(2026)
(ici) fait le point sur ce domaine en
plein essor : Nous respirons en effet dans un nuage d’informations
biologiques. L’air transporte des fragments d’ADN et d’ARN provenant
d’êtres humains, d’animaux, de plantes, de champignons, de bactéries
ou de virus : cellules de peau, poils, plumes, pollen, spores,
excréments... Certains fragments d’ADN comprennent encore des dizaines
de milliers de paires de bases. Ils peuvent persister quelques jours,
souvent fixés à des poussières, et parcourir des distances allant de
quelques mètres à plusieurs milliers de kilomètres.

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