Un cadre de référence : les dispositifs médiatiques

Conseils d'utilisation
  1. Contenus
Ces pages reproduisent pour vous:
  1. Comment utiliser efficacement les transparents et leurs commentaires ?

  2. Je vous conseille d'ouvrir deux browsers afin de pouvoir voir simultanément et les transparents et leurs commentaires.
  3. Les plages visuelles et le texte : convergence ou distanciation ?

  4. Faites attention aux plages visuelles de ces transparents: elles ont d'autres fonctions que simplement esthétique.... L'image strictement fonctionnelle serait vite lassante; ces plages sont donc, il est vrai, parfois aussi esthétiques, témoins de mes goûts et de ma/mon (in)culture (toute culture est choix et donc ignorance de ce qui n'en relève pas...), clin d'oeil et trait d'humour... Mais surtout, elles déterminent une relation avec l'information verbale: convergence, divergence, complémentarité, différence, etc. Ces différentes relations seront retravaillées en profondeur l'occasion d'autres périodes de STAF 13.
    Tentez d'analyser intuitivement ce rapport: cela vous aidera à éxpliciter les rapports entre les  fonctions de ces unités d'information.
  5. Quelques clés pour la lecture des textes :

  6. Vous trouverez écrit en vert des consignes, des invitations à lire, à relire certains textes ou certains passages de ces textes (fonction conative).
    Vous trouverez écrit en vert émeraude des commentaires ironiques, ayant - ou supposés avoir - un effet de distanciation.  Dans tous les cas,  ces commentaires possèdent  une portée relationnelle dans le dispositif médaitisé par l'écrit que vous lisez.
    Pour votre gouverne, ce sont donc des indices de marquage.... !


Table d'accès aux transparents (Tr.)

Tr. 1, Tr. 2, Tr. 3, Tr. 4, Tr. 5, Tr. 6, Tr. 7, Tr. 8,Tr. 9, Tr. 10, Tr. 11, Tr. 12, Tr. 13, Tr. 14, Tr. 15, Tr. 16,Tr. 17, Tr. 18, Tr. 19, Tr. 20, Tr. 21, Tr. 22, Tr. 23, Tr. 24, Tr. 25, Tr. 26,Tr. 27, Tr. 28.

Tr. 1 Les objectifs du cours

Le cours présente une certaine complexité car il doit à la fois porter sur un cadre théorique (la/les théorie(s) de la communication), sur l'application de ce cadre théorique à une pratique médiatique particulière (le multimédia), sur la mise en relation entre cette pratique et l'activité éducative dans laquelle elle s'inscrit. Enfin, le cours doit vous donner des concepts fondamentaux du multimédia ainsi que des savoir-faire pratiques relatifs aux différents logiciel multimédias.
Le cadre théorique qui sert de référence à Staf 13 constitue une des difficultés majeures pour vous: son contenu vous est, pour la plupart d'entre vous, peu familier. Ses concepts sont donc entièrement nouveaux. C'est pour cette raison que que les textes rassemblés dans le portefeuille de lecture portent la mention de leur niveau de difficulté croissant: vulgarisation, texte de base, recherche.

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Tr. 2 Deux approches possibles

Il est possible d'aborder le multimédia de deux points de vue opposé: celui des techniques et de l'ingéniérie ou celui des sciences humaines, de la demande sociale et de utilisateurs. Le premier point de vue est représenté par la littérature technique centrée sur le développement et l'implémentation de systèmes, sur le développement d'outils, etc. Le second est développé par des revues telles que Technologies, information et société qui offrent quant à elles une approche psychosociologique centrée sur les usages et les usagers. Le Centre d'écologie humaine de l'Université de Genève, le Laboratoire de communication interculturelle de l'Université de Liège (Belgique) ou l'équipe de M. F. Koulomdjian (ex-IRPRACS, Lyon) par exemple travaillent dans cette direction. Cette dernière équipe a entre autres organisé a Neuchâtel, en 1994, un séminaire sur le télé-travail dans le cadre du Congrés de l'Association de Psychologie du Travail de Langue Française (Actes, à paraître fin 1996). Y participait notamment l'équipe de recherche d'EDF-France. Des revues comme Réseaux, la Revue de l'IDATE ou la Collection technique et scientifique des télécommunications publiée par la Documentation Française présentent un point de vue anthropologique, au sens large du terme, tout en s'appuyant sur une base technique importante.

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Tr. 3 Ecologie humaine et technoculture

Le concept de technoculture est proposé par Roqueplo P. (Le savoir décalé. In: Sfez L. & Coutlée G. (1990). Techniques et symboliques de la communication. Grenoble, PUG). Ce transparent montre les realtions entre quatre sphères principales et surtout les interactions entre chacune de celles-ci; les relations entre les poles sur l'axe des diagonales ne sont pas marqués, mais ils sont aussi importants que les autres. Notre approche nous commande d'observer, d'analyser mais aussi de produire dans l'interaction entre socio-, techno- et sémiosphères. A titre d'exemple:


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Tr. 4 Une définition du média

Pourquoi vous donner cette définition ? Pourquoi me paraît-elle intéressante ?
Elle considère d'abord la pratique médiatique comme une activité humaine finalisée. L'accent est donc mis sur l'homme et son activité: l'analyse des médias peut donc reposer sur une théorie de l'action et de l'interaction sociale. Cette définition souligne l'importance du lien social créé par la pratique médiatique entre les interlocuteurs même dans des formes de communication où émetteur et récepteur sont délocalisés (dans le temps et dans l'espace), où la bi-directionnalité du processus communicationnel est réduite par le dispositif technique.
Ensuite cette défintion a l'immense mérite de s'écarter de toutes les défintions spontanées et intuituives que chacun donne en fonction de son expériences des objets empiriques: la télévision comme "programme", la presse comme journal et comme institution, la radio comme "moyen d'information", etc.
Définition générique et indépendante des objets empiriques, elle les constitue donc en objets théoriques.

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Tr. 5 Une activité humaine

Ces différents points seront développés dans les transparents suivants.

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Tr. 6 Des textes lisibles

Ceci pour vous rappeler que la lecture et la compréhension d'une information visuelle, quelle qu'en soit la forme, ne sont jamais évidentes. Les études transculturelles et l'observation des compétences entre les couches socioculturelle et/ou socioprofessionnelles au sein d'un milieu dit "homogène", les études en milieux scolaires contrastés ont montré des différences importantes.
Vous vous reporterez à : "Vers une théorie des paratextes: images mentales et images matérielles", Section 4, "Schémas et images pédagogiques: le poids des science, pp. 142-153 de l'édition originale.

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Tr.7 La notion de statut

Tout processus de communication implique un destinateur, un émetteur. L'émetteur peut être un sujet individuel (un auteur), collectif (un groupe, une équipe de production supposant des rôles et fonctions techniques définis) ou institutionnel (une télévision, TF1, RTL, TSR, etc.). De plus, tout sujet est le lieu d'une histoire individuelle et d'une histoire sociale : il n'y a de sujet qu'historique. Chacun de ses émetteurs est caractérisé par des intentions, des rôles, des moyens d'expression, etc. Il s'agit de l'ensemble des paramètres sociaux dans lesquels s'inscrit l'activité de communication. Bronckart et al. (1985, Le fonctionnement des discours, Delachaux & Niestlé, p. 31 et sv.) distinguent :
  1. Le lieu social :
  2. "Le lieu social peut être défini comme la zone de coopération dans laquelle se déroule (et à laquelle s'insère l'activité langagière). Ce concept a été choisi de préférence à celui d'institution sociale dans la mesure où les zones d'interaction sont plus nombreuses et plus diversifiées que les instances que les sociologues décrivent généralement sous ce terme (situations de travail industriel, interactions commerciales, interactions de loisirs, etc.)." (p. 31 ).
    Ou encore :
    "Nous avons défini le lieu social "comme la zone de coopération" dans laquelle se deroule l'activité humaine spécifique à laquelle s'articule l'activité langagière; il s'agit donc d'un concept très général, couvrant notamment les différents type d'institutions et d'appareil idéologiques de la société, mais aussi d'autres zones d'exercices des pratiques quotidiennes." (p. 33).
  3. Le destinateur qui peut être considéré comme 'l'instance sociale d'où émanent les conduites" (p. 32) de comunication médiatique et le destinataire, notions sur laquelle nous reviendrons dans le Tr. 11.
  4. Le but de l'activité médiatique ( cf. ici même, la défintion du média Tr. 4.
  5. Les valeurs de l'interaction sociale, liées notamment à la zone de coopération et aux buts.
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Tr.8 La notion de technologie

Quelques repères et quelques exemples.
Si l'on s'en tient à ces deux premières définitions, le Diplôme STAF est une formation de type multi-média qui porte partiellement sur le multimédia. Cette distinction, pour moi, fait donc toujours sens.


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Tr. 13 Une défintion du multimédia (I)

Il s'agit d'une reprise plus systématique du Tr.12. Seul l'aspect du tout numérique est pris en compte ici. La seconde caractéristique classique, l'interactivité, sera analysée dans les Tr. 17 et Tr.18.

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Tr. 14 Une défintion du multimédia (II)

Il s'agit d'une reprise mais nuancée des deux caractéristiques toujours citées pour définir le multimédia: l'intégration et le traitement d'éléments de nature différente d'une part, et l'interactivité d'autre part. Cependant, je prends en compte différents aspects développés dans les transparents précédents: Retour  la Table

Tr. 15 Multimédia et approche multidisciplinaire

Pour rappel, les différentes approches possible du multimédia, le regard privilégié par STAF13. Deux remarques cependant :
  1. Il n'existe pas une théorie de la communication. Plusieurs modèles se sont développés successivement ou même parallèlement et certains coexistent encore, chacun mettant l'accent certains aspects et comportant des limites propres :
  2. La qualité et les performances techniques des logiciels ne feront jamais de nous, de vous, un bon graphiste, un vidéaste, un metteur en page ou un photocomposeur : le multimédia de qualité suppose des équipes pluridisciplinaires au sein desquelles des professionnels de l'image sont indispensables. D'ailleurs de nombreux logiciels évoqués au cours de STAF13 sont des logiciels spécialisés de professionnels. Laissons donc aux professionnels leur métier, leur compétences et leur savoir-faire.

  3. Par contre, il paraît essentiel que vous connaissiez les principes fondamentaux de ces outils, que vous en sachiez donc les perfomances et les limites afin de pouvoir dialoguer techniquement avec ces professionnels.
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Tr. 16 Une analyse critériée des (multi)médias

Il ne s'agit pas d'un modèle mais bien de tenter de définir, sur la base des notions et concepts de référence explicités jusqu'ici, les différents niveaux d'analyse des (mulit)médias. Il s'agirait donc d'une ébauche de modèle analytique et systémique : l'important étant bien évidemment l'influence réciproque de chacun de ces aspects sur les autres.
Vous pouvez chercher des exemples, ils sont nombreux.

Le domaine de la sémiotique est bien évidemment celui des représentations et de leurs différents types: symboles, icones, indices. A cette problématique sont liées celles de la nature analogique du signe iconique et des échelles d'iconicité. Cette problématique est aussi celle des cognitivistes qui, par exemple, tente de voir quelle est l'influence du format de présentation d'une information sur la mémorisation ou la compréhension de l'information. C'est sur des recherches de ce type que doit se repenser l'articulation entre sémiotique et cognition, théorie des images matérielles et mentales. C'est le thème l'article déjà cité "Vers une théorie des paratextes: images mentales et images matérielles" dont vous avez la copie. Du côté des psychologues, il y a de nombreuses recherches dont par exemple celles de Sweller. (voir STAF 11).

Nota bene :
Il existe une version antérieure de cette analyse présentée dans Educational Mediated Communication, Distance Learning and Communication Technologies : A Position Paper (I & II), in Journal of research in Educational Media, ICREM, May-June, Vol. 3, 2, 11-24 & July-September, Vol 3, 3, 27-48). La zone de coopération, le lieu social de production, n'était pas pris en compte dans cette version.


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Tr. 17 Interactivité (I)

Cette brève analyse de Rabate et Lauraire met en évidence différents niveaux d'interactivité, faisant une distinction entre la communication et le dialogue entre des personnes, de échanges d'informations, éventuellement entre des machines, et enfin, une action de l'usager sur le programme. L'intérêt de cette défintion est de : Retour  la Table

Tr. 18 Interactivité intentionnelle et fonctionnelle

Cette distinction proposée par Barchechath & Pouts-Lajus est essentielle du point de vue méthodlogique. la première de ces deux formes, l'interactivité fonctionnelle régit le protocole de communication entre la machine et l'usager (dans le cas de la méthode Green, l'apprenant). La seconde, l'interactivité intentionnelle concerne la relation simulée de communication entre l'auteur -l'émetteur- et l'usager -le destinataire- absents puisque le dispositif de communication est "disjoint". L'interactivité intentionnelle "gère le protocole de communication entre l'utilisateur et l'auteur, absent mais présent à travers le logiciel" (Barchechath & Pouts-Lajus). Elle concerne donc le dispositif d'énonciation, les formes d'interpellation, la place attribuée au destinataire au sein du dispositif lui-même, etc. On pourrait dire en d'autres termes que l'interactivité intentionnelle inscrit à travers le dsipositif médiatique les interlocuteurs absents ("non co-présents") dans une relation et dans un rôle: le producteur possède en effet une représentation de son interlocuteur à partir de laquelle il conçoit son dispositif. Plus encore que dans une communication présentielle, en face à face, dans un dispositif médiatisé, une erreur dans la symbolisation de l'autre à qui l'on s'adresse peut devenir fatal au processus de communication.
Citons aussi :
"C'est l'équivalent de ce que les analystes des médias non interactifs (au plan fonctionnel), presse et télévision notamment, appellent le "contrat de lecture" c'est-à-dire la façon dont, dans un énoncé, un énonciateur se montre et du même coup, la façon dont il propose une place au destinataire auquel il s'adresse (E. Veron, 1983)." (Jacquinot G., 1993, De l'interactivité transitive à l'interactivité intransitive : l'apport des théories d'inspiration sémiologique à l'analyse des supports de communication médiatisé, in Piromallo Gambardella A., Luoghi dell'Apparenza, mass media e formazione del sapere, Ed. UNICOPOLI, 99-11.)
D'ailleurs l'une des principales difficultés observées chez les rédacteurs de matériel didactique pour la distance réside dans leur incapacité à simuler une situation de communication pédagogique - un dispositif d'énonciation - médiatisé et disjoint, dans lequel les interlocuteurs ne sont jamais co-présents.

Cette distinction correspond à celle proposée, à propos ds processu sde réception, par Daniel Thierry (1989) dans son article "Ecrire pour l'interactivité" (in Réseaux, e 33) entre interactivité d'uasage et interactivité de contenu. Enfin, D. Chateau (1991, L'effet zapping, Communications, 51, Paris, Seuil) utilise quant à lui, une interactvité transitive quant le spectateur rétroagit sur le programme en devenant acteur et une interactivité intransitive qui permet au spectateur "de déployer une activité sensorielle, affective et intellectuelle, au service de l'interprétation du message." (cité par Jacquinot, op.cit.).

Enfin, si l'on voulait marquer dans les termes la qualité interactionnelle de l'interactivité intentionnelle, on devrait sans doute lui préférer le terme de médiation que propose M. Linard (1990, Des machines et des hommes, Paris, Editions universitaires, 1ère édition).

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Tr. 19 La structure de l'énonciation (multi)médiatique

Il s'agit d'un rappel de notions vues dans le cadre du Module 1, à l'occasion des notions de base des théories de la communication. Il est important de comprendre que le message (multi)médiatique constitue un intermédiaire, un moyen terme entre la sphère complexe de la production et celle de la réception. Il n'en est donc pas isolé et entretient avec celles-ci des liens étroits (y aurait-il sinon la possibilité de parler de co-construction du sens et du rôle du destinataire dans la production du sens ? ) mais il peut constituer un objet en soi. C'est dans cette optique et sur ce seul objet circonscrit qu'a commencé à travailler, sur la base des avancées théoriques de la linguistique structurale des années '60-'70, la sémiotique structuraliste du code. La percée de la théorie des actes de langages et le retour à la conception pragmatique de la langue et de la communciation a permis une ouverture vers les deux autres sphères, incluant d'une part l'intentionnalité de l'acte de communciation et d'autre part l'analyse des effets linguistiques (les perlocutions) ainsi que l'analyse des conditions de réussite de ces effets. Le problème est bien suûr de délimiter ce qui relève de la pragmatique de l'interaction sociale, de la psychologie sociale (cf. une synthèse dans  Meunier & Peraya (1993), Introduction aux théories de la communicaiton, De Boeck, Bruxelles, pp. 81-106).

Il est important de remarquer que l'influence des sphères de production et de réception est d'autant plus grande qu'il s'agit de formes de communication médiatisées par des dispositifs techno-sémiotiques, produites et diffusées dans les conditions industrielles de production, de diffusion et de consommation dans le cadre d'un marché où s'affrontent les secteurs publics et privés. Une partie des questions relatives à ces deux sphères (le "qui" et le "avec quel "effet" des célèbres questions de Laswell) est traitée normalement par la sociologie des médias: théorie de la réception et analyse de l'audience, analyse socio-économique des groupes de production, etc.

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Tr. 20 Le multimédia, toujours ...

Il s'agit aussi d'un rappel de la définition de ce qu'est un produit de commnication multimédiatique, un "multimédia" selon la même terminologie qui parle de "média". Vous vour reporterez si nécessaire (la mémoire est parfois infidèle et la simple lecture ne suffit guère à s'opproprier les connaissances même déclarative) aux transparents Tr.4, Tr.13 et Tr.14.

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Tr. 21 Un peu de terminologie, encore...

Pour voir plus clair dans la littérature et dans la terminologie courante, il nous semble utile de rappeler les classifications en tentant d'identifier les différents niveaux d'analyse:
     
  1. la perception, les capteurs sensoriels et les modalités percpetives;
  2. les supports matériels de présentation (affichage, visualisation, diffusion sonore, etc.);
  3. les formats matériels de présentation (structuration, mise en forme, mise en texte)
  4. la nature des représentation, les registres sémiotiques;
  5. les formes de codage et le traitement de l'information au plan cognitif.
Remarques:
On observe certains recoupements notamment le terme visuospatial que l'on trouve dans l'approche des formats matériels de présentation comme dans le traitement perceptif. On trouve aussi le terme de modalité pour désigner différents formats de présentation.

Nous avons choisi de distinguer les supports et les formats de présentation. Or, qu'observez-vous en lisant le tableau représenté sur le Tr. 21 ? Quatre colonnes; il en manque effectivement une. pour des raisons graphiques (taille du transparent, grandeurs des caractères et importance du texte, etc.), j'ai délibérément choisi de regrouper dans une même colonne les supports et les formats.

Dans la recherche, principalement orientée "psycho", le format de présentaiton ou/et la modalité de présentation désignent une configuration et une mise en forme particulière de l'information, un taitement particulier de celle-ci afin de la communiquer par une représentation matérielle. Souvent, le format regroupe des éléments qui relèvent du registre sémiotique, la structure - le lexique, la syntaxe et la morphologie de la représentation elle-même (en fait le format) ainsi que certains éléments propres à l'artefact technologique. Les supports renvoient plus diretement aux dispositifs techniques de resitution : le mot anglais display correspond assez bien à ce concept.

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Tr. 22 Les disciplines et leurs objets ...

A priori ce transparent ne demande guère de commentaires. Ou alors, je me suis égaré et vous aussi !

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Tr. 23 Différents types de recherche

Ce transparent sera détaillé et commenté dans les documents suivants. Allons donc de l'avant !

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Tr. 24 Selon les buts

De nombreuses études prédictives ont besoin d'études descriptives préalables afin de déterminer les différentes variables indispensables à la mise en oeuvre de dispositifs expérimentaux. Entre ces deux pôles, il existe bien sûr aussi des stades intermédiaires (d'où le trait pointillé). Une théorie de l'image a fait longtemps et fait encore partiellement défaut aux pédagogues et psychologues qui s'intéressent aus effets des médias et des représentations matérielles à usage didactique ou socio-éducatif (cf. Notamment, Heidt (1981), La taxonomie des médias, Communications, 33, 51-75).
 

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Tr. 25 Selon les perspectives

A propos de cette distinction, je pourrais vous proposer de comparer deux façons de de classer les représentations matérielles à vocation didactiques ou les paratextes.
Du côté des sémiologues ou des études qui se rattachent à -se reconnaissanet dans- ce courant (par exemple, Richaudeau F., 1979; Belisle C. et Jouannade G., 1988, Moles A.A.,1988; Peraya D. et Nyssen M.C., 1995), les classifications se basent le plus souvent sur un modèle théorique a priori. Le concept d'échelle d'iconicté qui fonde les différentes recherches mentionnées ci-dessus est issu du modèle taxonomique de C. S. Peirce dont on a isolé, de façon un peu rapide, la trilogie aujourd'hui banalisée : indice, icone, symbole (Pour une synthèse de ces notion allez voir, mais surtout relire : Meunier, Peraya, op. cit., pp. 53-54).
Du côté des psychologues, je vous proposerai le travail de Lohse & al. (1991). Les auteurs proposent une classification établie selon une procédure empirique, validée par deux méthodes de classification : regroupements hiérarchiques et similitudes de pairs. Le sujets doivent classer des représentations selon les similitudes perçues; les résultats obtenus correpondent aux catégories habituellement faites : symboles arbiraires, icones, graphes et tableaux, cartes, diagrammes, etc.

De telles classifications, qu'elles soient obtenues par l'une ou l'autre de ces deux démarches, ont cependant une limite : elles proposent une classification dont les critères sont des objets empiriques et non des critères formels généralisables. C'était aussi le cas pour les catégories a priori, réparties en 12 degrés d'iconicité, proposées par Moles.
Les deux démarches -a priori, a posteriori- sont évidemment complémentaires: la grille à priori que Marie Claire et moi-même avons proposée a connu une première validation dans le cadre du mémoire de Mireille Lintz (Staf-Alice), disponible chez moi. Enfin, ce travial connnaît un prolongement important dans le cadre du projet de recherche FNRS Formes et outils de communicaiton médiatisée auquel nous travaillons dans le cadre du projet Poschiavo (??url a compléter et à vérifier??) avec l'Université de Neuchâtel l'ISPFP (Lugano).

Du côté des sémiologues on observe deux tendances :

Le concept de format pourrait être une bonne alternative, à condition de prendre en compte systématiquement les différents aspects évoqués ci-dessus.

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Tr. 26 Herméneutique vs expérimentation

L'approche de Jacobi  est typiquement interprétative et herméneutique, ce qui a été durant longtemps l'orientation des sémiologues. Il s'agit donc d'expliquer les règles de fonctionnement des discours sans aucun projet évaluatif ou prescriptif. Pourtant, il arrive, dès que l'on tente d'analyser les effets pragmatiques des messages et dès que l'on s'introduit par ce biais dans la spèhre de la réception, que le chercheur que induise à partir des ainsi modèles décrits des critères d'évaluation, des normes et des prescriptions. La difficulté est de ne pas confondre effets pragmatiques, liés donc à la pratique des lanagages et de la communication, avec les effets non langagiers.
Pour mieux comprendre la limite des effets pragmatiques du langage, je vous conseille d'aller voir et re-lire (si, si relire, vous avez bien lu) la synthèse des débats sur les perlocutions -les actes dits perlocutoires- dans Meunier, Peraya (op. cit.), pp. 85-90).
 

Entre ces deux approches -hermeneutique (interprétative) et expérimentale- on trouvera le même type de complémentarité que celui déjà signalé ci-dessus. Il est donc vain de les opposer.

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Tr. 27 Les recheches selon les disciplines de référence

Il est important de voir que les recouvrements suggérés par la représentation à la frontière des théories de la communication. Ces zones de recouvrement sous celles de l'interdisciplinarité.
Pour le reste, le transparent ne demande aucun commentaire.

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Tr. 28 L'analyse du fonctionnement des discours multimédiatiques

Ce domaine de recherche qui concerne aussi l'écriture multimédiatique constitue un paradigme relativement neuf et peu d'études ont été entreprises dans ce domaine. L'analyse des dipositifs multimédiatiques et de l'écriture propre à ce "genre" pourrait se développer dans un premeir temps en tous cas sur les concepts de base de l'analyse sémiopragmatique des dispositifs audio-scripto-visuels (Allez voir et lire dans Meunier, Peraya les pages 229-281).
Les concepts de dispositif d'énonciation, de polyphonie, de scénarisation, d'occularisation, d'interpellation, de focalisation, etc. sont tous susceptibles de servir de cadre de référence... Faut-il encore que l'on s'attelle à ce travail de transposition méthodologique. Pour un mémoire, ça tente quelqu'un(e) ?

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On peut s'étonner de l'importance de la littérature et des recherches à visée typologique ou taxinomique. L'activité taxinomique, rappelons-le, est en réalité l'une des premières de toute activité scientifique.

Par classification structurale, nous entendrons toute classification qui se base sur des critères morphologiques, sur l'aspect physique des représentation ou encore sur leur nature sémiotique. La défintion n'est pas claire et souvent les recherches mêlent ces deux types de critères.
Par classification fonctionnelle, nous entendrons toute classification qui se fonde sur la fonction des paratextes et des plages visuelles, soit supposées soit avérées. Il s'agit par exemple de d'analyser les objectifs pédagogiques susceptibles d'être soutenus et/ou réalisés par les paratextes.
Les classificaiton mixtes utilisent plusieurs critères: registre sémiotique (i.e. nature sémiotique de la représentation sur une échelle d'iconicité), fonction, objetcifs pédagogiques, mode de liaison entre le texte et le paratexte, etc.

Il n'est pas question de faire ici la revue de questions de recherche dans le domaine. Disons simplement que ces classifications ne peuvent éluder la question du rapport texte/paratexte qui devient centrale dans toute analyse des dispositifs d'énonciation multimédiatique, ou des formes de communication hétéromédiatisée.

Bibliographie relative au Tr. 29 (de brèves synthèses de ces recherches seront progressivement rédigées et intégrées au document)

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Commentaires ou questions, adressez-vous à Daniel Peraya
Etat au 29.01.1997.
D. P.