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Oliver Léger
Gil Morisseau

Polysémie et Monosémie


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Morisseau Gil http://etudiants.unige.ch/~morisse0 Je suis étudiant en Recherche et Intervention et me spécialise plus précisement dans la formation pour adulte.
Léger Olivier http://etudiants.unige.ch/~leger6 LMRI RISC (éducation scolaire)

Date de mise à jour :

Texte de 650 à 700 mots

Polysémie et Monosémie


Définition :


Pour bien comprendre le terme polysémie et pour en donner une définition des plus précise nous avons consulté plusieurs textes et ouvrages. Nous nous appuierons également sur des exemples pour illustrer nos propos.

La polysémie est la propriété d'un signe linguistique qui a plusieurs sens. L'unité linguistique (le mot) est alors dite polysémique. Le mot pompe, par exemple, est un terme polysémique. En effet, il peut désigner un appareil (pompe à vélo) comme il peut exprimer le mot chaussure en argot.

Le concept de polysémie s'inscrit dans un double système d'opposition. Tout d'abord, l'opposition entre polysémie et monosémie. Un terme monosémique est un mot (un morphème) qui n'a qu'un seul sens. Une majorité des termes appartenant aux terminologies scientifiques sont de nature monosémique (laryngologie, appendicectomie, par exemple).
La seconde opposition concerne la nuance qu'il existe entre la polysémie et l'homonymie. L'homonymie est l'identité phonique (homophonie = même son) ou l'identité graphique (homographie = même orthographe) de deux morphèmes qui n'ont pas le même sens.
La distinction entre ces deux termes est loin d'être évidente. Par exemple, le mot vase a deux sens possible : récipient ou boue (dépôt de terre et de particules organiques… ). Il s'agit-là d'un terme polysémique. En revanche, si nous nous occupons des groupes de mots le vase et la vase, nous sommes en présence de deux homonymes qui n'ont pas le même sens.

Pour ceux qui ne se sentiraient peu à l'aise avec cette définition du terme polysémie reportez-vous à celle du Larousse en trois volumes qui en donne une relativement simple :
" Faculté qu'a un mot de présenter plusieurs sens. "

Quant à ceux qui ont l'esprit scientifique et un grand besoin de " masturbation mentale ", nous vous proposons de lire ces quelques lignes tirées du Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage :
" la polysémie est en rapport avec la fréquence des unités : plus une unité est fréquente et plus elle a des sens différents. G. K. Zipf a tenté de formuler une loi rendant compte de ce rapport. On a essayé de chiffrer sa formule sous la forme M=F1/2, où M indique le nombre des sens de l'unité, et F la fréquence relative de l'unité. Mais la vérification de la formule de Zipf sur des dictionnaires offrant des mots polysémiques riches en sous-sens et sur des dictionnaires préférant distinguer des unités monosémiques différentes offrirait des résultats contradictoires pour une langue donnée. "

Illustration :


La polysémie se conçoit sous deux formes : la polysémie par les mots et la polysémie visuelle.
Cette seconde partie visera à présenter de manière plus concrète les deux formes que revête la polysémie, ceci grâce à divers exemples. De plus, afin de bien percevoir la différence entre polysémie et monosémie, nous présenterons un exemple permettant d'appréhender plus facilement ces deux concepts.

Polysémie par les mots :


En règle générale, les mots ont plusieurs sens, autrement dit ils sont polysémiques.
Ainsi, le Petit Robert identifie pour le nom café cinq significations ou acceptions principales :

1° " graines du fruit du caféier ", dans récolte du café ;
2° " ces graines torréfiées ", dans paquet de café ;
3° " caféiers ", dans une plantation de café ;
4° " boisson obtenue par infusion de grains torréfiés et moulus ", dans tasse de café ;
5° " lieu public où l'on consomme des boissons ", dans garçon de café.


Lorsqu'un mot est polysémiques, nous percevons sa signification selon le contexte dans lequel celui-ci est situé.

Polysémie des représentations visuelles :


Contrairement aux mots, l'image est polysémique en fonction de qui la décode. En effet, chacun décodera l'image, interprétera l'image en fonction de ce qu'il envie de voir, le côté affectif du (celui qui regarde) qui entre en cause. Ainsi, la polysémie visuelle est un paramètre essentiel lorsque l'on veut faire passer une idée précise par l'intermédiaire d'une image. Si l'image est peu claire, qu'elle autorise ainsi plusieurs interprétations de la part des personnes qui la regarde, on aura là un exemple de polysémie visuelles.
Voici un exemple permettant de mieux percevoir ce concept :

Imaginons l'image stylisé d'un homme. Simplifié à l'extrême, il est représenté de la façon suivante : Une tête représenté sous la forme d'un rond. Le corps, les jambes et les bras représentés par des traits.

Selon le contexte, notre humeur, notre vécu, etc. Nous pouvons comprendre cette image selon plusieurs sens, distinct pour chaque individu. Certains se l'imagineront comme un symbole utilisé sur les feux de signalisation autorisant ou non les piétons à traverser une route. D'autres personnes percevront exactement la même représentation visuelle sous la forme du signe indiquant l'entrée d'un vestiaire ou de toilette pour homme.

En fait, un individu placé devant une représentation visuelle doit faire des choix :
Il est placé devant plusieurs interprétations qui doivent prendre en compte divers paramètres liés au contexte de la situation. Une représentation d'un homme, comme vu dans l'exemple ci-dessus, se situe dans un contexte géographique, temporel, etc. Si on se situe dans un bar, on devine tout de suite qu'il ne peut s'agire que de " lieu d'aisance " et non pas d'un vestiaire ou d'un symbole réglementant le passage de piéton traversant une route. Ainsi, les hypothèses sur la significations d'une représentation visuelles à significations polysémiques possèdent un degré de pertinence qui varie selon le contexte.

Polysémie et homonymie :


La difficultés de reconnaître un mot polysémique d'un mot homonymique n'est pas aisé. En effet, la ressemblance entre ces deux concepts ne nous facilite pas la tache. Selon H. Mittérand, une des possibilités de les différencier serait la suivante :

" Lorsque aucune mise en relation entre les significations n'est possible, lorsque " les domaines d'emploi sont éloignés à l'extrême " (H. Mittérand), on n'a pas à faire à un mot polysémique mais à autant de mots homonymes qu'il y a de significations différentes.
Ainsi, on aura pour voler deux entrées dans les dictionnaires (traitement homonymique) :
1. voler
" se soutenir et se déplacer dans l'air au moyen d'ailes " : voler en rasant le sol ;
2. voler
" prendre ce qui appartient à quelqu'un contre son gré ou à son insu " : se faire voler sa montre.
- plutôt qu'une seule entrée (traitement polysémique) :
voler
1. " se soutenir et se déplacer dans l'air au moyen d'ailes " : voler en rasant le sol ;
2. " prendre ce qui appartient à quelqu'un contre son gré ou à son insu " : se faire voler sa montre."

L'autre moyen de les différencier se situe plus dans la structure du mot :
En effet, dans l'homonymie, et nullement dans la polysémie, des unités lexicales différentes ont une forme identique :

En exemple : " Ferme " existe sous la forme du verbe ou du nom.
" Voile " existe aussi sous la forme d'un verbe ou d'un nom.
Etc.


Bibliographie et webographie :





David Peraya et Didier Strasser

www.sasked.gov.sk.ca/docs/français/frlang/poesie/polysemiepoesie.html

www.fu-berlin.de/phin/phin2/p2t1.htm

www.chez.com/orthograve/zpoysem.html




Concepts liés


Apports des autres étudiants à la définition du concept




Monday, 1 December 2003, 1:42:52 am
antonymie



HYPERESPACE :



DEFINITION:


Une définition précise de l'hyperespace dans un contexte de média informatique peut se révéler ardue. La difficulté de définir ce concept se situe plus dans une représentation visuelle, palpable que revêt ce terme.
Afin de bien définir ce terme, nous proposons de montrer la construction du terme d'hyperespace:

HYPER : Du grec huper "au-dessus, au-delà", indiquant l'augmentation, l'excès.
ESPACE : Etendue indéfinie qui contient et entoure tous les objets.

Cette définition ne suffit pas à comprendre les subtilités liées à l'utilisation de ce terme dans un concept informatique. Il convient de percevoir ce terme par le biais de la métaphore spatiale. En d'autre terme, se représenter l'hyperespace comme un espace indéfini qui concentre en son sein les diverses applications liées au monde
virtuel liant les ordinateurs entres eux.
On y trouve représenté toutes les applications ayant un lien avec l'Internet, le Web ou toutes formes de mondes virtuels. Il serait constitué de divers objets : Fichiers, pages Web, e-mail, application Internet, logiciels, base de données, jeu vidéo, e-learning, campus virtuels, etc.

Afin de pouvoir se représenter l'agencement de ce monde virtuel de l'hyperespace dans une optique d'utilisation des ressources "infinis" de ce support, les informaticiens et les ingénieurs ont crée des interfaces entre le monde réel et l'hyperespace. Ainsi, en lien avec ce cours, nous pouvons utiliser comme logiciel permettant un lien entre ces deux mondes réels et virtuels, le " campus virtuel ".
(On peut citer d'autres exemples d'hyperespaces qui ne sont pas lié directement avec les dispositifs médiatiques et communicationnels : L'internet, le Web, les jeux vidéos utilisant un monde virtuel, l'e-learning, portail éducatif, etc.).

Le campus virtuel est un agencement dans l'hyperespace. Celui-ci est modifié de telle sorte qu'un utilisateur se comporte de manière identique dans le campus virtuel que dans la réalité.

Exemple : Un étudiant dans un campus virtuel se déplace dans un couloir en trois dimensions et ouvre une porte virtuelle lui permettant de se déplacer entre les diverses applications de ce monde. Cet étudiant, placé dans un campus réel dans le monde " concret " devrait ressentir les mêmes sensations, poursuivre les mêmes objectifs que lorsqu'il était devant ce programme, et inversement.

Autres exemples :

Analysons une situation de rencontre entre deux étudiants dans le campus virtuel. Ce lieu doit permettre de créer les mêmes interactions sociales que si ces deux étudiants interagissant dans le monde réel. Alors même que 2000 kilomètres les séparent dans notre monde
" concret ". L'enjeu est d'autant plus important entre un étudiant et un professeur qui interagissent dans le campus virtuel.


Monsieur Peraya décrit ces interactions issues de l'hyperespace en définissant ainsi "le campus virtuel":

"Un campus virtuel est un environnement de formation virtuel et dynamique intégrant diverses fonctionnalités dans une interface unique et construit sur la base d'une double métaphore. la première est la métaphore spatiale, celle d'un espace topologique, constitutive de tout dispositif virtuel; la seconde est celle d'un campus qui structure cet environnement virtuel à l'image d'un environnement réel. Cette dernière peut donner lieu à plusieurs niveaux de représentation lexicale tout d'abord, mais parfois aussi graphique (2D, 3D,etc.)."


HISTORIQUE :


C'est dans les années 60 (1965) qu'apparaît pour la première fois l'idée d'hyperespace. Ceci, à travers la notion de l'hypertexte (technique ou système qui permet, dans une base documentaire de textes, de passer d'un document à un autre selon des chemins préétablis ou élaborés lors de la consultation).
La notion d'hyperespace telle que nous la connaissons actuellement fut créée conjointement avec le développement de l'Internet et du Web dans les années 90 et prémices des dispositifs médiatiques et communicationnels. Le premier campus virtuel fut créé en 1995-1996.


CONCEPTS LIES:

Monde virtuel, réalité virtuelle, cyberespace.


BIBLIO.- ET WEBOGRAPHIE:







ECHELLE D'ICONICITE :



Historique


C'est en 1961 qu'Abraham A. Moles publie pour la première fois une échelle d'iconicité (http://tecfa.unige.ch/etu/riat140/etu9900/pedat_eigenheer/tableaumoles.htm). Cette échelle est composée de treize niveaux (douze niveaux classés de 1 à 12 et un niveau 0). Le premier (l'objet à représenter lui-même) et le dernier (la description en mots normalisés ou en formule algébrique) sont d'iconicité nulle. Malgré ses treize échelons, l'échelle de Moles permet de distinguer seulement deux degrés d'iconicité : Le premier considère la forme de l'objet plus ou moins proche de l'objet lui-même, il s'agit de l'iconicité. Le second décroît en fonction du premier barème, puisqu'il s'agit du niveau d'abstraction de l'objet considéré.

Ralph E. Wileman propose une classification moins complexe, mais relativement proche de celle de Moles. Il sépare les icones en trois catégories : les images, les graphiques et l'écrit. Ces trois catégories se divisent en plusieurs sous-niveaux classés du plus analogique au plus arbitraire.

Enfin, Peraya présente, en s'appuyant sur les travaux de B. Darras, une classification des icones à quatre degrés : le symbolique, le symbolique analogique, l'analogique conventionnel et l'analogique. Il soutient que ces quatre degrés de catégorisations suffisent à décrire la nature sémiotique des éléments composant les icones de logiciels et d'environnement informatiques standardisés (Peraya, 1998).


Définition


Une échelle d'iconicité permet de classer le degré de signification des icône que l'on peut trouver sur les logiciels et les environnements informatiques standardisés. Il s'agit de mesurer la quantité de réalisme, d'imagerie immédiate contenue dans la représentation d'un objet. Sur les différentes échelles d'iconicité on trouvera aux extrémités une iconicité nulle, l'objet lui-même, et une iconicité maximale. C'est à dire une représentation graphique ou imagée qui permet à l'utilisateur de comprendre sans équivoque possible la signification de l'icône qu'il utilise (comme l'icone " ciseau " dans les exemples ci-dessous).


Exemples d'icones liés à l'échelle d'iconicité :


Afin de mieux visualiser les divers stades d'une échelle d'iconicité, nous allons présenter un exemple d'icône représentant au mieux les 4 stades de l'échelle d'iconicité des ILIES et de leurs composants présenté par monsieur Peraya.

Cette échelle présente les icones allant d'une iconcité maximum à un arbitraire maximum.

1) Iconicité maximum : Analogique

External Image


Nous connaissons tous l'icone représentant un ciseau situé dans la barre d'outil de " Word ".
Il représente, pour l'utilisateur, l'action de " couper " un texte, pour le recopier ailleurs.

On notera une ressemblance, un homomorphisme qui représente un fort degré d'imitation entre le sens de l'action et le symbole qui le représente dans la barre d'outil. Ici, le fait de " couper " un texte est lié à un symbole de ciseau qui, dans l'imaginaire collectif, peut facilement s'assimiler à l'action de couper.

2) Analogique conventionnel :


External Image

Ici, le rôle de cet icone est représenté par la juxtaposition de deux symboles, se rapprochant de la charade. On atteint un degré de représentation un degré plus abstrait que dans le premier exemple.

Dans cette exemple, cet icone nous permet de nous représenter l'action " composition automatique"
Ceci grâce à la juxtaposition d'un icone représentant une forme rectangulaire contenant quelques lignes et dont un coin est retourné: une feuille et de l'ajout d'une étincelle. La superpostion des deux icônes nous permet de comprende le sens distillé par l'icône. Sens qui n'est pas le même si nous observons chaques icônes séparément.


3) Symbole analogique : Symbolique :

External Image

Cette exemple imagé signifie interdiction de stationner. Sa signification nous est présenté par une icône liant un icone analogique (un rond barré en son centre représentant la signification : interdire) et une représentation symbolique présenté sous la forme d'un signe linguistique (ici, le "P" représentant le sens Parking).

Dans un concept de média informatique, représentons nous l'icone utilisé dans la barre d'outil Word: Une fléche à gauche suivi d'un point d'intérogation.
Ce troisième icone représente une aide contextuelle. On notera que sa signification pour l'utilisateur nécessite alors le décryptage d'une icône analogique (la flèche) ainsi qu'une représentation symbolique présenté sous la forme d'un signe linguistique (le point d'interrogation). L'addition des deux permet de comprendre la signification de cet outil : Pointer un secteur inconnu pour l'utilisateur afin d'obtenir un message d'aide de la part du logiciel.

4) Symbolique :

G


Cet icone n'utilise pas de formule analogique pour représenter une idée. On perçoit une utilisation symbolique utilisant des signes linguistiques. On notera qu'une personne ne sachant pas lire ne saurait pas décrypter cet icone, alors que cette même personne saurait décrypter une icône analogique, comme dans l'exemple "1 ".
Dans cet exemple, on reconnait l'icone nous permettant, dans Word, de mettre le texte en gras.


Biblio et webographie


Peraya, D. (1998). Structures et fonctionnement sémiotiques des icones de logiciels de d'environnements informatiques standardisées (ILEIS). Recherches en communication,n°10, (1998).
http://www.artemis.jussieu.fr/hermes/hermes/actes/ac0001/percept_risler.htm
http://tecfa.unige.ch/etu/riat140/etu9900/pedat_eigenheer/classifstructurales4.htm
http://tecfasun1.unige.ch/~rueger/staf13/an_icones.html



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