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cognitivisme

Auteur : GROUPE 10


Cognitivisme :



Définition générale :

Le cognitivisme représente l'ensemble des théories portant sur les processus d'acquisition des connaissances issues de l'intelligence artificielle et de la cybernétique. Le terme vient du latin "cognitio", qui signifie "connaissance".
Les sciences cognitives font appel à la biologie, à la psychologie, à la linguistique, à la logique et à l'informatique. Elles ont pour objet la connaissance, la mémoire, la perception, le raisonnement, et utilisent comme modèles, pour décrire l'esprit humain, l'ordinateur et l'intelligence artificielle (IA). Elles offrent des modèles de constitution et de gestion de l'activité psychique utilisés en psychologie, en psychiatrie et en philosophie analytique.


Historique :

Les sciences cognitives sont nées de la cybernétique (et notamment des travaux de John von Neumann et Norbert Wiener) et de la théorie de l'information développées dans les années 1950-1960. Leur acte fondateur est peut-être les travaux d'Alan Turing sur la mécanisation du calcul en 1936 et 1950 et le parallèle qu'ils opèrent entre les opérations de l'esprit et les opérations d'une machine. Les sciences cognitives ont connu un plein essor avec les "conférences Macy" (1946-1953), conférences interdisciplinaires qui réunirent de nombreux scientifiques de divers domaines, le Center for Cognitive Studies, fondé au début des années 1960, et les travaux de Warren MacCulloch.


Théories :

Le langage est signe d'une structure sous-jacente de traitement de l'information, qui est décrite en termes d'algorithmes et d'automates.
Le cognitivisme s'oppose au béhaviorisme, qui assigne l'individu à un comportement et à des situations, et dissout toute vie psychique (interne).
L'approche cognitive tente, au contraire, de décrire les règles de fonctionnement propres au sujet en termes de structure et d'organisation.
La vie psychique est pour le cognitivisme constituée d'un certain nombre d'opérations logiques de contrôle, de régulation, de calcul et de mémoire, tout comme un ordinateur. L'esprit est constructeur de représentations symboliques qu'il organise, gère et manipule comme peut le faire un ordinateur: consultation de données, exécution d'opérations.
Il existe, selon certains courants des sciences cognitives, un élément intermédiaire entre le langage et le cerveau qui traduirait les éléments rapportés par le langage en représentations compatibles avec la structure du cerveau, analogue des structures booléennes en informatique. Ces "représentations mentales" permettraient donc
le passage du sémantique (langage) au biochimique (neurones), ou, en d'autres termes, de l'esprit (mind) au cerveau (brain). C'est là la position dite "cognitiviste".
Ces questions sont toutefois fort discutées: certains pensent qu'il n'y a pas de "représentations mentales" intermédiaires mais une série d'automates indépendants qui simulent les comportements neuronaux!; c'est là la position dite "connexionniste". Les opinions divergent également quand il s'agit de savoir si l'on peut considérer que l'ordinateur décrit exactement le mode de fonctionnement du cerveau (et peut, par conséquent, servir de simulateur), ou non.
Le cognitivisme est un rationalisme fondé sur l'assimilation de la pensée à un calcul. Il emprunte ses modèles et ses images à l'informatique, et correspond, historiquement, au développement de celle-ci. Il a rompu l'image que le spiritualisme (héritier du christianisme) avait forgée de l'esprit: un, indivisible, sans matérialité.
Assimilée à un "traitement de l'information", la pensée est en quelque sorte désubjectivisée. Elle n'est plus la pensée de quelqu'un (avec une histoire et une personnalité propres) mais la chaîne d'un certain nombre d'opérations identiques chez tous les individus.
Ainsi, pour la psychiatrie cognitive, un dépressif est quelqu'un qui opère une falsification de l'information («la vie ne vaut rien!» au lieu de «la vie a de la valeur!») et non un sujet qui a ses raisons de souffrir. Le cognitivisme est, par conséquent, le plus souvent hostile à la psychanalyse, à l'idéalisme et aux philosophies de la
subjectivité. Le problème est donc de savoir si le cognitivisme usurpe ou non le langage de la science en décrivant l'appareil psychique humain en termes organisationnels, comme a tenté de le faire la psychanalyse à ses débuts à partir de la biologie.
Si le cognitivisme pose d'une nouvelle façon les questions traditionnelles de la philosophie de la connaissance (et notamment celles des philosophes du XVIIesiècle, Descartes, Hobbes, Locke ou Leibniz) à la lumière de l'intelligence artificielle (comme les philosophes du XVIIesiècle s'efforçaient de penser le corps humain à partir des automates et de la mécanique), le cognitivisme a à la fois le mérite d'être un courant fédérateur de diverses approches scientifiques, et d'essayer de penser les résultats des neurosciences. Reste à savoir si ce courant est seulement lié à l'évolution de l'intelligence artificielle, ou s'il propose des modèles utilisables de façon durable.

Webographie :
http://perso.guetali.fr/castjpau/Resscom/Quelques%20def.html
http://www.google.ch/search?q=Cognitivisme&ie=ISO-8859-1&hl=fr&btnG=Recherche+Google&meta=lr%3Dlang_fr
http://www.chez.com/psico/psico/dictionnaire.htm#Cognitivisme

Bibliographie :
ANDLER D. (éd.),Introduction aux sciences cognitives, Gallimard, 1992.
PACHERIE E. (éd.), Fonctionnalisme, Intellectica, 21,1995.
HOUDE O., KAYSER D., KOENIG O., PROUST J. & RASTIER F., Vocabulaire de sciences cognitives, Presse universitaire de France, 1998.

Mise à jour : 20/12/2002

Etudiants FPSE :
Rosselli Stefano steverussell78@hotmail.com
Crisante Anthony diablolit@hotmail.com

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