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Systémique

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NORIEGA Déborah http://etudiants.unige.ch/~noriegd0 LMRI Education scolaire 2ème année Second cycle noriegadeborah@hotmail.com
NORIEGA Alban http://etudiants.unige.ch/~noriega0 LMRI Education scolaire 3ème année Second cycle alban_noriega@hotmail.com
Date de mise à jour :09.01.2004

Texte de 650 à 700 mots
09.01_Dper_commentaire

La systémique

Historique du concept


Le concept "moderne" de système s'est peu à peu construit aux Etats-Unis depuis les années 1940. Les premières méthodes de modélisation systémique se sont développés au sein des sciences de l'ingéniérie et des sciences de la vie, en se donnant progressivement pour objectif l'intelligibilité des phénomènes complexes perçus comme et par des des systèmes ouverts.
Von Bertalanffy, biologiste, présente, dès 1937, le concept de "système ouvert" qui évoluera petit à petit vers la "théorie générale des systèmes". Le but de cette théorie générale était de dégager des principes explicatifs de l'univers considéré comme système à l'aide desquels on pourrait modéliser la réalité. D'après cet homme, "...il y a des systèmes partout ", c'est à dire que l'on peut observer et reconnaître partout des objets possédant les caractéristiques des systèmes représentant des totalités dont les éléments, en interaction dynamique, constituent des ensembles ne pouvant être réduites à la somme de leurs parties.


Les préceptes de l'approche systémique
Comme nous l'avons vu précédemment, la systémique se veut une réaction à plusieurs tendances. Signalons l'étude de la complexité grandissante des ensembles qui nous entourent, l'application quasi universelle de la méthode scientifique, l'irréductibilité de certains phénomènes, l'isolement et la dispersion du savoir, la tendance de la science contemporaine à ne plus isoler et décortiquer les ensembles mais à les regarder à travers des totalités de plus en plus vastes, l'isomorphisme de concepts de lois et de modèles dans différents domaines de la connaissance et la nécessité de développer des modèles de résolution de problème transférables dans les conditions du monde réel.

Aux quatre préceptes de l'approche analytique énumérés précédemment observés par Descartes dans son célèbre "discours de la méthode", Le Moigne (1977) en propose quatre autres qu'il qualifie de préceptes du "Nouveau discours de la méthode". Au précepte de l'évidence, il oppose la pertinence, au réductionnisme le globalisme, au causalisme le téléologique et à l'exhaustivité l'agrégativité.


  1. Le précepte de la pertinence: Convenir que tout objet que nous considérons se définit par rapport aux intentions implicites ou explicites du modélisateur. Ne jamais s'interdire de mettre en doute cette définitionsi, nos intentions se modifiant, la perception que nous avions de cet objet se modifie.
  2. Le précepte du globalisme: Considérer toujours l'objet à connaître par notre intelligence comme une partie immergée et active au sein d'un plus grand tout. Le percevoir d'abord globalement, dans sa relation fonctionnelle avec son environnement sans se soucier outre mesure d'établir une image fidèle de sa nature interne, dont l'existance et l'unicité ne seront jamais tenues pour acquises.
  3. Le précepte téléologique: Interpréter l'objet non pas en lui-même, mais par son comportement... Comprendre en revanche ce comportement et les ressources qu'il mobilise par rapport aux projets que, librement, le modélisateur attribue à l'objet. Tenir l'identification de ces hypothétiques projets pour un acte rationnel de l'intelligence et convenir que leur démonstration sera bien rarement possible.
  4. Le précepte de l'agrégativité: Convenir que toute représentation est simplificatrice, non pas par oubli du modélisateur, mais délibérément. Chercher en conséquence quelques recettes suceptibles de guider la sélection d'agrégats tenus pour pertinents et exclure l'illusoire objectivité d'un recensement exhaustif des éléments à considérer.
Ce phénomène de complexification des ensembles qui nous entourent, la tendance à considérer les touts plutôt que les parties et la croyance qu'on ne peut extraire un ensemble de son environnement sans en modifier la nature nous amènent à explorer des approches autres que le rationalisme. Dans ce contexte, la systémique nous apparaît capable de combler certaines des lacunes ou des insuffisances caractérisant l'approche expérimentale.

D'après Le Moigne (1977), la systémique se déploie selon quatre volets dont les buts seraient de:
Une comparaison, quelque peu caricaturale, faite par de Rosnay (1975, p.110) des approches analytique et systémique fait bien ressortir les aspects qui les distinguent. (voir tableau page suivante).
Un bref aperçu historique du développement de la systémique nous aidera à mieux comprendre cette dernière et à mieux la distinguer de la méthode expérimentale.


Tableau 1: Les approches analytique et systémique

Approche analytiqueApproche systémique
Isole: se concentre sur le élémentsRelie: se concentre sur les interactions entre les éléments.
Considère la nature des interactions.Considère les effets des interactions
S'appuie sur la précision des détails.S'appuie sur la perception globale.
Modifie une variable à la fois.Modifie des groupes de variables simultanément.
Indépendante de la durée:les phénomènes considérés sont réversibles.Intègre la durée et l'irréversibilité.
La validation des faits se réalise par la preuve expérimentale dans le cadre d'une théorie.La validation des faits se réalise par comparaison du fonctionnement du modèle avec la réalité.
Modèles précis et détaillés, mais difficilement utilisables dans l'action (exemple: modèles économétriques).Modèles insuffisamment rigoureux pour servir de base de connaissances, mais utilisables dans la décision et l'action (exemple: modèles du Club de Rome).
Approche efficace lorsque les interactions sont linéaires et faibles.Approche efficace lorsque les interactions sont non linéaires et fortes.
Conduit à un enseignement par discipline (juxta-disciplinaire).Conduit à un enseignement pluridisciplinaire.
Conduit à une action programmée dans son détail.Conduit à une action par objectifs.
Connaissance des détails, buts mal définis.Connaissance des buts, détails flous.

Pour terminer, il est important de signaler que l'approche systémique insiste sur les transformations qui se produisent à l'intérieur des ensembles que l'on étudie. Ces transformations ou changements résultent de modifications plus ou moins contrôlées qui subissent les intrants provenant d'autres systèmes ou de l'environnement. Ces transformations produisent à leur tour des extrants qu'absorbent d'autres systèmes ou l'environnement.


Définition


Quelques définition du mot système
Le mot système dérive du grec "systema" qui signifie "ensemble organisé".
Pour de nombreux auteurs, un système est un ensemble complexe d'éléments en interaction dynamique
Le Moigne (1977), de son côté, le considère comme "un objet qui, dans un environnement, doté de finalités, exerce une activité et voit sa structure interne évoluer au fil du temps, sans qu'il perde pourtant son identité unique. ...
Il n'est peut-être pas inutilement redondant de répéter que tout système est constitué de nombreux éléments organisés d'une certaine manière et en interaction dynamique. Il peut être en général facilement identifié et reconnu (c'est-à-dire perçu et représenté) par un ou, plusieurs observateurs pendant une période relativement longue.
Ses éléments sont articulés. Il est donc normal que sa description ait rapidement évolué vers plusieurs aspects intimement liés les uns aux autres:

Biblio- et webographie

Le Moigne, J.L. (1977). La théorie du système général, Théorie de la modélisation, Paris: Col., Systèmes-Décisions, Presses Universitaires de France.
Le Moigne, J.L. (1981) La notion de Système dans les sciences contemporaines, Actes du Colloque CNRS de Lyon, 1980, coordonné avec J. Lesourne. Editions de la Librairie de l'Université d'Aix-en-Provence (deux volumes).
Le Moigne, J.L. (1990) La Modélisation des systèmes complexes. Ed. Dunod (ré - édition 1991, 1995, 1999,2002).
Le Moigne, J.L. (1990) Systémique et Complexité. Coordonné avec M. Orillard., Numéro spécial de la Revue Internationale de Systémique. 1990, vol. 4, n° 2.
Le Moigne, J.L. (1991) Article "La Science des Systèmes" (systèmes, sciences des) dans la nouvelle édition de Encyclopœdia Universalis.
Le Moigne, J.L. (1995) Les épistémologies constructivistes, PUF Que Sais-je ?, (ré édition 1999)
http://perso.wanadoo.fr/claude.rochet/systemique.html
http://www.fse.ulaval.ca/fac/ten/reveduc/html/vol1/no1/apsyst.html
http://ulg.ac.be/geoeco/lmg/competences/chantier/contenus/cont_syst1.html#anchor472235
http://www.passerelleco.info/article.php3?id_article=146
http://parcours-diversifies.scola.ac-paris.fr/PERETTI/systemiq.htm
http://www.regroupement.net/systemique.pdf

Concepts liés

Concept parent
La science des systèmes
La modélisation des systèmes complexes
Le constructivisme
La systémographie
Systèmes de représentations
Concept antonyme (opposé)
L'approche analytique


Apports des autres étudiants à la définition du concept




Thursday, 12 February 2004, 8:41:34 pm

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