






Communication médiatisée
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efanya@hotmail.com | nicole.colombi@bluemail.ch
- Votre travail a pris forme... c'est mieux... reste cependant une très grosse incompréhension : la communication telle que vous la décrivez ne correpond pas à la réaltié.... il faut donner aux mécanismes de médiation leur vraie place et leur réelle importance ... De même avec la médiatisation, il y a la transmission par un media mais de plus la production à travers un média et celui-ci impose des contraintes de médiation semiocogntive, relationnelle, psychosociale et technologique.
Communication médiatisée
Historique du concept
" Au cours de l'histoire de l'humanité, la communication s'est médiatisée" (Peraya & Meunier, 1993)
Dans l'histoire des médias, depuis 1750, nous distinguons trois logiques successives, qui s'enchaînent en se supperposant.
La seconde moitié du XVIIIe siècle est prise comme terminus a quo : elle voit en effet la conclusion du lent démantèlement des schémas de perception et de représentation qui permettaient l'intelligibilité et la manipulation du monde depuis le début de l'époque moderne. Le projet social est renouvelé. Dans le même temps, c'est l'univers scientifique et technique contemporain qui émerge lentement, et avec lui de nouveaux systèmes et de nouvelles pratiques de communication.
La date 1751 sera retenue comme symbole, qui marque, précisément dans "l'ordre des livres", le début de la parution du livre emblématique, l'Encyclopédie, à la fois bilan des savoirs acquis et conservés dans les livres, et promesse des progrès à venir. Dans cette logique politique, la place de l'imprimé et du livre devient tout à fait centrale: l'écrit et l'imprimé permettent la mise en commun, donc l'exploitation des Lumières, et, en définitive, le progrès pour le plus grand nombre.
Les trois dernières décennies du XVIIIe siècle introduisent brusquement, notamment en France, la problématique nouvelle de la démocratisation. A la base, le droit de la nature, la circulation élargie des modèles nouveaux de pensées, et, en définitive aussi, un problème de médiatisation: selon la même logique que pendant la Réforme luthérienne, c'est de la plus large diffusion d'imprimés eux-mêmes adaptés à un autre public que dépend, au moins pour partie, le succès des idées révolutionnaires.
Toute l'histoire du XIXe siècle sera occupée par les discussions récurrentes autour du régime de la presse, du modèle d'enseignement souhaitable, et, plus généralement, des formes concrètes de contrôle et d'appropriation de l'écrit.
Dès la fin du XVIIIe siècle et de plus en plus au XIXe siècle, la presse périodique fait fonction d'élément moteur dans le changement des médias imprimés.
Le XIXe siècle voit la mise en place de réseaux enserrant la planète et qui, pour la première fois, apportent aux contemporains l'expérience d'un transport rapide de l'information. Ces réseaux de plus en plus étendus sont les premiers supports de l'utopie récurrente du village global et du rêve démocratique d'une communication et d'une participation universelle, directe et immédiate. Face à l'expérience des distorsions et des abus dans l'usage des réseaux, se mettent bientôt en place des formes d'exploitation, un corpus de lois et de règlements, un mode de coopération internationale, qui, pour l'essentiel, subsistent au XXe siècle.
Le premier XXe siècle est marqué par la diversification des médias vers l'image et le son. Comme, avant lui, le livre et le journal, le cinéma remplit une fonction proprement politique, en ce qu'il donne à voir une représentation imaginaire des relations individuelles et de la société dans les oeuvres de fiction tandis que, dans ses fonctions d'information, il associe représentation du monde et mise en scène de la vie collective.
L'apparition du cinéma voit le réinvestissement dans le média nouveau de contenus anciens, la grande narration romanesque, à laquelle la fin du XIXe siècle a habitué les populations alphabétisées d'Europe, et le spectacle du monde tel que l'a défini la presse populaire.
Le média nouveau n'est pas seulement continuité et réinvestissement, mais il offre l'occasion d'élaborer une rélexion sur sa logique propre: qu'est-ce qui change lorsqu'on s'exprime non plus par le discours, mais à travers l'image animée? Toute l'analyse des médias du XXe siècle est dominée par une double interrogation: interrogation sur les fonctions expressives de l'image, mais aussi sur les transformations de modes de pensée d'abord élaborés dans un monde de l'écrit.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la télévision se présente comme l'héritière directe des modèles précédents, non seulement parce qu'elle réinvestit le savoir-faire des hommes de radio et de cinéma, mais aussi parce qu'elle pose en d'autres termes la question de la construction sociale de la vie collective. La télévision se révèle fonctionner progressivement comme l'espace public de référence, elle est le lieu privilégié où s'affrontent et se recomposent les représentations du monde, de la siciété, de l'individu, des valeurs morales, des comportements. La généralisation de son usage amène à une réflexion sur la nature de ce média, à partir de la perception d'une rupture avec les pratiques du monde de l'écrit, et notamment du livre.
Les transformations de la fin du XXe siècle posent avec plus d'acuité encore la question des conditions matérielles et économiques d'organisation des médias. L'évolution de l'informatique vers des systèmes nouveaux de traitement des textes et des données accessibles au grand public remet en question l'exclusivité du rapport à l'écrit hérité de la première révolution du livre - la révolution de Gutenberg. L'économie nouvelle de l'image confronte les contemporains à l'hypothèse d'un changement profond de modèle: la maîtrise collective de l'écrit est-elle en train de s'effacer face à une culture de l'image dont les ressorts seraient entièrement différents? Les nouveaux réseaux mondiaux d'information et l'accès aux grandes banques du savoir, l'émergence rapide de l'hypertexte et la maîtrise des transformations de l'image, nous confrontent-ils à la construction d'une nouvelle façon de penser et de réfléchir collectivement - donc aussi individuellement? Et dans ce cas, le lien patiemment tissé depuis plus de deux siècles, en permanence, entre les formes d'élaboration du savoir, les modes de circulation des connaissances et de formation de l'opinion, et le fonctionnement des démocraties représentatives doit-il être considéré comme caduc? La révolution des médias déboucherait sur la révolution du modèle même de la société.
Les années 1850-1950 sont marquées par la mondialisation de la communication. Les réseaux postaux, télégraphiques et téléphoniques, puis, après 1900, les radio-communication, ont une double influence sur l'économie générale de l'information. La poste transporte livres, journaux, et nouvelles, contribuant aux transformations importantes des domaines mêmes de l'imprimé et de l'information. Le message privé, la lettre, la dépêche commerciale ou diplomatique, tout circule plus vite et plus loin, transformant les mentalités, les pratiques, les usages, et jusqu'à la perception de l'espace et du temps. On a pu écrire que le télégraphe, comme la photographie, avait inauguré la remise en cause de la culture typographique: valorisant une information sortie de son contexte, il favorise une certaine incohérence du discours, et privilégie la vitesse au détriment de l'analyse.
Les grands réseaux de communication nés au XIXe siècle sont d'autre part associés à l'apprentissage de la démocratie: ils suscitent la mise en place de système de contrôle de l'information cohérents avec l'organisation de l'économie et les valeurs de la vie politique, et sont aussi l'occasion d'un apprentissage de codes de comportements nouveaux, liés à la communication à distance - autant de savoir-faire qui seront réinvestis dans les médias électroniques de la fin du XXe siècle.
A partir de 1960 tous les médias de l'image et du son connaissent des transformations radicales: leur assise technique, leur environnement réglementaire et leurs formes d'usage, tels qu'ils avaient été élaborés au cours de la première moitié du siècle, sont simultanément remis en cause. Depuis le début du XXe siècle, la radio, le cinéma, la télévision partagent leur assise technologique avec des domaines voisins: les télécommunications d'abord, l'informatique ensuite.
Au cours des années 1960, les communications téléphoniques et la transmission de l'écrit sont devenues, pour la première fois de leur histoire, des produits de grande consommation.
A partir du milieu des années 1970, la numérisation des différents segments de réseau a fait chuter les prix, augmenter les performances, et fait potentiellement éclater l'organisation traditionnelle qui voulait qu'à chaque réseau corresponde un type d'usage: transmission de l'écrit sur le réseau télégraphique, transmission de la voix sur le réseau téléphonique. Tout, ou presque, est devenu possible, sans que, à l'exception peut-être de fax, des types d'usage ou des besoin se révèlent clairement.
Cependant, jusqu'au milieu des années '70, les moyens audiovisuels apparaissent encore limités. Il s'agit principalement du document imprimé ou stencilé, du transparents de rétroprojection, de la diapositive, du montage audio visuel du film, du laboratoire de langues etc.
Au cours des années 1980, la situation évolue. Cette décennie a vu l'apparition de la micro-informatique qui s'appliquent directement aux techniques d'imprimerie, mais dont le rôle est peut-être encore plus important sur un plan intellectuel. Le travail d'auteur s'en trouve s'en trouve modifié en profondeur: la facilité d'emploi des premiers micro-ordinaterus les fait rapidement adopter à la place des machine à écrire, soit que le texte reste préparé en manuscrit et "saisi" dans un second temps sur l'ordinateur, soit que l'auteur écrive directement sur écran.
La gamme des micro-ordinateurs apparaît donc, avec son corollaire, des programmes de gestion ou de traitement de texte et des tableurs standardisés, destinés à des entreprises moyennes ou des professions libérales.
La pénétration des micro-ordinateurs dans le marché des biens de consommation grand public est freinée par deux élément. Leurs prix sont encore relativement élevés. Les familles "ordinaires" ne dépensent pas un temps considérable à faire des comptes complexes ou à rédiger des textes dactylographiés. Le marché familial est orienté vers la consommation d'images animées et, pour les plus jeunes, vers les jeux électroniques. Ce n'est que dans les années 1990 que les industriels de la micro-informatique s'intéressent à ce domaine.
Encore dans la décennie 1980, la presse périodique classique doit en effet faire face à des difficultés croissantes: la crise économique, la libéralisation et la concurrence des nouveaux médias sapent les bases mêmes de l'équilibre financier, faisant baisser les ressources publicitaires, et plaçant parfois les titres sous le contrôle d'intérêts extérieurs.
Au début des années 1990, la situation semble sur le point d'évoluer profondément. En premier lieu, les techniques des télécommunications et des industries de l'image sont progressivement numérisées. Seul le cinéma n'est que partiellement touché. Cette convergence avec les technologies de l'informatique a des conséquences importantes à la fois sur les structures de coût des différentes activités et sur les possibilités techniques, qui débouchent sur de nouveaux usages. Les développements récents de chacun des secteurs évoqués plus haut, informatique, télécommunication, industries de l'image, les ont amenés à transgresser leurs frontières.
L'organisation de la société s'appuie aujourd'hui sur une importante infrastructure de réseaux techniques sophistiqués d'information et de communication. Les usages sociaux de nombreux dispositifs interactifs de communication médiatisée par l'informatique et les réseaux numériques tendent à se généraliser toujours davantage: pensons au développement du réseaux Internet depuis 1995.
Quelques dates pour nous situer:
1700: naissance des premiers quotidiens en Grande-Bretagne. Epoque des années Lumières.
~18e siècle: l'imprimé fait son apparition
1830: naissance du télégraphe électrique et du code morse.
1850-1900: naissance du téléphone. Il n'a pas un succès immédiat mais il est rapide.
Fin 1800: naissance de la cinématographie. Le cinéma est important par rapport à l'écriture parce qu'il a un avantage: il ne faut pas savoir lire.
1920: naissance de la radio. C'est le prochain passage de la communication de masse, la diffusion est rapide et durant la première décennie elle devient un objet commun dans toutes les maisons.
1930: changement technique au cinéma avec l'apparition du parlant. Le cinéma devient une pratique familiale.
~1950: naissance de la télévision. Elle se diffuse rapidement partout.
1993-1994: création du Web
Définition
Pour définir la communication médiatisée et afin de mieux la comprendre, nous proposons de donner différentes définitions:
LA COMMUNICATION:
La communication est un acte intentionnel où un émetteur cherche à rejoindre, échanger avec un récepteur. Trois éléments de base caractérisent la chaîne minima de communication: l'émetteur, le récepteur et le message qui voyage entre les deux. L'intention de l'émetteur peut varier et affecter le type de discours ou de fonction de la communication: message expressif, informatif, régulatoire, persuasif ou ludique.
D'après le dictionnaire des médias, la communication est une action consistant, pour les hommes, à échanger des messages, en face à face ou bien à distance, avec ou sans le secours d'un média, quelle que soit la forme ou la finalité de cet échange. La communication désigne donc à la fois une action et le résultat de cette action.
Les raisons de communiquer se multiplient au même rythme que les moyens de le faire: pour informer, pour divertir ou pour instruire, mais aussi pour influencer, convaincre ou convertir.
Les actions de communication se sont multipliées à mesure que se répendaient les médias: pour susciter l'adhésion, pour vendre un produit, pour "construire", d'un homme ou d'une femme, d'une entreprise ou d'une organisation publique, une image plus favorable, capable d'inspirer un surcroît de bienveillance ou de considération.
La communication est justiciable de trois approches complémentaires: comme processus, d'abord, avec ses mécanismes et ses déterminations; à travers ses enjeux, voulus ou non, pour la société et pour chacun de ses membres; en évaluant enfin son influence, en regard de ses propres ambitions ou des valeurs permettant d'apprécier cette influence. La communication, en effet précède l'information, chronologiquement et logiquement. Il faut d'abord que la relation soit établie avant qu'un message puisse être reçu; et c'est de la perception de cette relation que dépend le déchiffrement et, partant, l'efficacité du message auprès de son destinataire. Ce qui éclaire la réflexion de Paul Watzlawick: "Toute communication comporte deux aspects: le contenu et la relation tels que le second englobe le premier". Ou une autre formule de l'Ecole de Palo Alto: "On ne peut pas ne pas communiquer"
La communication peut être définie comme un genre particulier d'activité sociale, qui comporte la production, la transmission et la réception de signes.
Pour le dictionnaire du multimédia, la communication est toute action effectuée pour définir, élaborer, transmettre ou échanger des informations entre un émetteur et un ou plusieurs récepteurs.
LES MEDIAS:
En ce qui concerne la notion de médias, ce sont des moyens de communication utilisant un intermédiaire technique pour coder et transmettre un message à un public plus ou moins large et indifférencié; la presse, la radio, la télévision, le panneau publicitaire ou l'affiche sont autant de médias utilisant à la fois un support pour matérialiser le message et un canal de diffusion pour réjoindre un public-cible.
Le dictionnaire des médias nous dit qu'il s'agit d'une technique utilisée par un individu ou par un groupe pour communiquer à un autre individu ou à un autre groupe, autrement qu'en face à face, à une distance plus ou moins grande, l'expression de leur pensée, quelles que soient la forme et la finalité de cette expression. Un média permet donc la transmission, plus ou moins loin, et à un nombre plus ou moins grand de personnes, d'un ou plusieurs messages aux contenus les plus variés: la presse, la radio, la télévision, le cinéma, l'affichage, mais aussi le téléphone, la télématique et l'Internet.
On peut distinguer trois familles de médias: les médias autonomes comme les journaux ou les disques, outils baladeurs qui ne requièrent de raccordement à aucun réseau particulier; les médias de diffusion tel que la radio ou la télévision par voie hertzienne, qui permettent de propager des programmes à sens unique, d'un point vers une multitude de récepteurs - un vers plusieurs ou un vers beaucoup - et pour finir les médias de communication comme le téléphone ou les groupes de discussion de l'Internet, qui instaurent, é distance et à double sens, une relation entre deux personnes, entre deux groupes de personnes, ou bien entre, d'un côté, une personne ou un groupe et, de l'autre, une machine offrant une batterie de programmes ou de services.
Pour J.A. Anderson "Un média est une activité humaine distincte qui organise la réalité en textes lisibles en vue de l'action". (J.A. Anderson, 1988). Cette définition apparaît tout d'abord comme générique et indépendante des objets empiriques. Aussi peut-elle prendre en compte aussi bien la télévision, la radio et le cinéma qu'Internet afin de les constituer en objets théoriques.
Elle propose donc un changement de point de vue fondamental sur les médias. L'auteur considère tout d'abord les médias comme une activité humaine bien qu'ils soient du domaine de la technologie: il rétablit donc la primauté de l'humain sur la technique.
En outre, cette définition rappelle que toute activité humaine exige un processus d'interactions sociales pour se construire, pour se réaliser.
Anderson s'inscrit donc dans une théorie de l'action et prend en compte l'intentionnalité qui préside à toute communication. Il reconnaît donc l'importance du lien social créé par la pratique médiatique entre les interlocuteurs, et ce même dans des formes de communication où émetteur et récepteur sont délocalisé, où la dimension bidirectionnelle du processus communicationnel est réduite par le dispositif technique, ce qui est bien le cas d'Internet, du Web et des campus virtuels.
LA MEDIATISATION:
D'après le Dictionnaire des médias, la médiatisation est une action consistant à médiatiser. Elle consiste en un échange, lorsque la communication médiatisée s'apparente à un dialogue entre deux personnes (un vers un, à double sens) ou à un multilogue (quelques'uns vers quelques'uns comme les groupes de discussion de l'Internet). On peut parler de propagation quand un média permet la diffusion de message à l'intérieur du cercle d'une audience homogène, aisément identifiable ou reconnaissable.
La notion de médiatisation suggère d'emblée une référence implicite à deux autres concepts qui permettent d'en comprendre les différentes interprétations. Il s'agit:
- du médium, cet intermédiaire obligé qui rend la communication entre deux ou plusieurs personnes médiate: il s'agit toujours de document imprimés ou électroniques, d'images et de textes, de plages visuelles considérées souvent à tort comme de simples illustrations, etc., donc de représentations matérielles; on ne peut donc parler de communication médiatisée sans se référer aux théories psychologiques de la représentation d'une part, aux théories du sens et de la signification d'autre part.
- des médias au sens de moyens de communication de masse. Cette interprétation, quasiment spontanée, peut se comprendre dans la mesure où historiquement l'usage des médias - principalement la radio et la télévision - ainsi que la création d'un genre et d'un style éducatif ont été à l'origine du concept de communication médiatisée.
Le terme de médiatisation désigne le processus de création d'un dispositif dans lequel la scénarisation occupe une place importante.
MEDIATISER:
Cette notion veut dire: diffuser par les médias.
D'après le Dictionnaire des médias, médiatiser, c'est rendre accessible à un plus ou moins grand nombre de gens, en ayant recours à un ou plusieur médias judicieusement choisis, une opinion, un événement, une personne ou une organisation quelconque.
LA COMMUNICATION MEDIATISEE:
La communication médiatisée fait référence explicitement aux médias, entendus au sens ordinaire de moyens de communication de masse.
En d'autres termes, elle désigne également toute forme de communication utilisant un dispositif technologique, un média ancien -la télévision par exemple - ou nouveau - notamment le réseau, Internet et le Web.
Le dictionnaire des médias nous dit que la communication médiatisée équivaut à une publication, lorsque le média s'adresse à tout le monde, ou à personne en particulier, c'est-à-dire quand son audience est à la fois anonyme et dispersée, diverse et passablement versatile ou inconstante.
La communication médiatisée, d'après Peraya, au sens général et qui est aujourd'hui largement admis, désigne toute forme de communication qui use d'un média au sens du langage ordinaire. Plus particulièrement la CMO (communication médiatisée par ordinateur) indique une forme de médiatisation particulière, celle du dispositif informatique.
D'un point de vue plus théorique, la communication médiatisée désigne toute forme d'énonciation qui se déroule dans le cadre d'un dispositif et selon son économie propre. Le terme de médiatisation doit être entendu au sens de processus de scénarisation des contenus d'enseignement à travers un artefact technique, un dispositif médiatique.
L'interaction mediatisée separe l'environnement dans lequel se passe la production de celui dans lequel arrive la reception.
Elle limite les canaux à disposition parce que les deux acteurs ne sont pas coprésents, en effet elle se caractérise par l'unidirectionnalité du flux communicatif, donc par l'absence de dialogue.
Les moyens de communication de masse vehiculent les messages accessibles à une pluralité de destinataires (qui ne se connaissent pas) et génèrent un flux de communication le plus souvent unidirectionnel.
Les moyens de communication de masse sont ceux qui caractérisent l'interaction mediatisée.
Dans la communication mediatisée il y a une sorte de séparation spatiale et temporelle entre les émetteurs et les destinataires.
L'accessibilité des messages mediatisés s'étend à un public indéterminé, et les contextes dans lesquels se situent les émetteurs et les destinataires sont différents.
Les moyens de communication de masse se sont développés au cours du vingtième siècle à l'intérieur de cadres institutionnels différents.
On peut distinguer des aspects positifs et d'autres négatifs de la communication de masse:
Eléments POUR:
- Les moyens de communication de masse sont positifs parce qu'ils amènent à un développement, ils sont modernes et ils réflètent des formes de progrès. Leur développement est une partie importante des procès de modernisation.
- Ils diffusent un accès égalitaire à la culture et donc favorise la mobilité sociale.
- Ils permettent une information diffusée et donc la formation d'une opinion publique capable d'exercer un contrôle démographique sur les gouvernants.
- Ils favorisent l'intégration de sociétés toujours plus différenciées et complexes, en effet ils mettent à disposition de chacun les mêmes connaissances et ils socialisent aux valeurs et normes communes. Ils pensent à l'insértion dans sociétés toujours plus vastes.
Les médias ont donc une fonction d'intégration et de formation.
Eléments CONTRE:
- Les moyens de communication de masse se développent dans le système capitaliste, donc tout ce qu'ils offrent sert au profit, parce qu'il est marchandise. Ils ont transformé la culture en marchandise pour après la vendre aux masses.
- Ces moyens de communication peuvent être utilisés comme des instruments de propagande, de construction artificielle de consentement.
Les processus comminicatifs assurent l'unité et l'intégrité des groupes sociaux. En effet, les moyens de communication de masse sont des instruments de socialisation et d'intégration sociale.
Les mass-médias nous enseignent comment est structurée la société, et ils permettent la diffusion d'informations.
En outre, ils aident à se bouger dans la monde.
Ces moyens de communication sont extrêmement potents, on pense qu'ils sont capables d'influencer les attitudes et les comportements du public de façon directe et efficace.
Les messages des médias, en s'accumulant, tendent à déterminer un savoir commun, c'est-à-dire à diffuser une certaine représentation de la réalité.
En suivant ce que nous avons dit avant, les médias sont vu comme des agences de socialisation, cela signifie qu'ils contribuent à la formation de connaissances, à des modèles de comportement,à des opinions et valeurs.
Le public est hétérogène, hommes, femmes, enfants et il est exposé à plusieurs médias qui permettent une communication: ils regardent la télévision, ils écoutent la radio, ils utilisent internet, ils vont au cinéma,...
Les médias ont des grandes effets cognitives.
La théorie de l'AGENDA-SETTING (organiser les choses les plus importantes) affirme que le pouvoir des moyens de communication de masse ne se manifeste pas dans l'influence directe sur les opinions ou les comportements, mais dans la capacité d'attirer l'attention du public sur des thèmes , des événements ou des personnages dont on parle, en détérminant de cette façon l'importance.
Les médias ne font pas comprendre qu'est-ce qu'on doit penser, mais ils nous font réfléchir sur quoi nous devons penser. Les médias construisent le sens-commun.
Pour nous, la communication médiatisée serait, alors, un acte intentionnel où un émetteur cherche à échanger un message avec un récepteur, au moyen de différentes techniques. On pourrait parler de communication Homme-Homme Médiatisée par la machine.
Biblio- et webographie
- ANDERSON J.A., Examen de quelques concepts éclairant la position de l'éducateur aux médias. In J.P. Golay. (Ed), Rencontre de la recherche et de l'éducation, Actes du Symposium, Lausanne, 27 au 30 juin 1988, 1988, 11-23.
- BALLE Francis, Dictionnaire des médias, Larousse, 1998.
- BARBIER Frédéric & BERTHO LAVENIR Catherine, Histoire des médias de Diderot à Internet, Armand Collin, Paris, 1996.
- GRASSI Carlo, Sociologia della comunicazione, Ed. Mondadori, 2002.
- LAMIZET Bernard & Silem Ahmed, Dictionnaire encyclopédique des sciences de l'information et de la communication, Ellipses, 1997.
- LOSITO Gianni, Il potere dei media, Ed. Carocci, 2002.
- MEUNIER Jean-Pierre & LEROY Daniel, Introduction aux théorie de la communication, De Boech Université, 1993.
- NOTAISE Jacques & BARDA Jean, Dictionnaire du multimédia, Audiovisuel-Informatique-Télécommunication, Ed. Afnor, 1995.
- ROBERT Paul, Le Petit Robert. Dictionnaire de la langue française, Ed. Dictionnaire le Robert, 2002.
Concepts liés
- concept parent
1) La communication de masse: elle correspond à l'ensemble des moyens et des techniques permettant la diffusion de messages écrits ou audio-visuels auprès d'une audience plus ou moins vaste et hétérogène.
2) La communication de diffusion: désigne la communication dans laquelle un seul émetteur s'adresse par radio, presse, télévision, affichage public, cinéma, à un public large, hétérogène et anonyme.
- concept antonyme (opposé)
1) La communication interpersonnelle: la communication de personne à personne. Les moyens ou les formes en sont: la conversation, le courrier, la communication téléphonique.
2) La communication non verbale: communication entre individus réalisée par tout moyen, autre que la langue parlée ou écrite. Elle comprend: la communication faciale, gestuelle, gustative, olfactive, posturale, proximale et tactile.
3) La communication médiatée: la transmission du message est assurée par un moyen de communication (média) de masse (presse, radio, télévision, affiche, cinéma). Elle se déroule dans l'espace sociale des relations institutionnelles et des logiques de représentation. La communication médiatée désigne l'ensemble des faits de la communication qui se déroulent entre des acteurs qui ne sont pas des sujet parce qu'ils ne sont pas dotés d'identité propre, mais qui représentent des acteurs sociaux, politiques ou institutionnels.
La notion de médiatisation suggère d'emblée une référence implicite à deux autres concepts qui permettent d'en comprendre les différentes interprétations. Il s'agit:
du médium, cet intermédiaire obligé qui rend la communication entre le professeur et les apprenants médiate: il s'agit toujours de documents imprimés ou électroniques, d'images et de textes, de plages visuelles considérées souvent à tort comme de simples illustrations, etc., donc de représentation matérielles; on ne peut donc parler de communication médiatisée sans se référer aux théories psychologiques de la représentation d'une part, aux théories du sens et de la signification d'autre part.
des médias au sens de moyens de communication de masse. Cette interprétation, quasiment spontanée, peut se comprendre dans la mesure où historiquement l'usage éducatif des médias - principalement la radio et la télévision - ainsi que la création d'un genre et d'un style éducatif - didactique - ont été à lôrigine du concept de communication éducative médiatisée.
Ces deux références peuvent expliquer que la dénomination de communication médiatisée se soit finalement imposée au détriment de celle de la communication médiate ou médiatée.
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