L’espace-problème est une représentation que l’on construit lorsque l’on se trouve face à un problème à résoudre et qu’aucune procédure n’est disponible pour arriver à une solution.
L’espace-problème est défini à partir d’un espace de base, qui est caractérisé par :
Ces interprétations engendrent des états et des opérateurs. Si on applique les différents opérateurs ainsi engendrés, on obtient l’ensemble des états possibles. On peut représenter ces états par les noeuds d’un graphe connectés par des arcs indiquant qu’il existe un opérateur qui permet de passer d’un premier à un deuxième noeud. Parmi les états possibles, il en existe au moins un qui satisfasse aux critères de l’état-but. La solution est un chemin qui part de l’état initial et conduit à l’état final et la solution optimale est le chemin le plus court. Le problème est insoluble si l’espace de recherche ne contient pas l’état-solution.
Il faut distinguer l’espace de l’espace-problème de l’espace de la tâche. L’espace de la tâche correspond à l’interprétation canonique du problème, soit à l’interprétation de l’expert. L’espace -problème correspond à une interprétation construite par un sujet qui tente de résoudre le problème. Il peut être plus restreint ou plus large que l’espace de la tâche, le sujet a alors une représentation impropre du problème. Construire une bonne représentation du problème, c’est modifier son interprétation (celle de l’état initial, de l’état-but ou de l’opérateur) de manière à ce que l’espace-problème coïncide avec l’espace de la tâche.
Pour la description des processus de résolution de problème dans les domaines de l'intelligence artificielle et de la psychologie cognitive.
Richard-cours de psychologie