Recherche sur l'Enseignement des Sciences de la
Nature à Genève (Suisse)
L'enseignement des sciences naturelles
est-il le parent pauvre de la pratique dans les classes de
l'enseignement primaire genevois ?
(Laurent Dubois et Pierre-Charles Dagau)
Actuellement, l'enseignement de l'environnement à
l'école primaire du canton de Genève devrait
représenter quatre périodes d'enseignement par semaine.
Étant donné que cette branche correspond à
l'enseignement de trois disciplines (la géographie, l'histoire
et les sciences naturelles), il nous paraît difficile de
répartir ce temps de manière équitable. Notre
propre expérience d'enseignant nous a permis de constater
empiriquement que c'est l'enseignement des sciences naturelles qui
semble le plus touché. Nous émettons pour cela
plusieurs hypothèses que notre recherche tentera de
vérifier :
- Le règlement de l'enseignement primaire prévoit
une évaluation notée uniquement pour l'histoire et
la géographie en fin de 6ème primaire. Les
enseignants ont peut-être tendance à croire que cette
décision implique une prédominance de ces deux
disciplines.
- Les enseignants primaires négligent le Plan
d'études des sciences de la nature. Ils s'y
réfèrent d'une manière trop superficielle et
partielle.
- Beaucoup d'enseignants construisent aussi leur programme en
fonction des moyens d'enseignement mis à leur disposition.
Ceux fournis pour l'enseignement des sciences de la nature ne sont
pas suffisants.
- Les enseignants ne maîtrisent pas facilement cette
discipline. Comme toutes les sciences, les sciences de la nature
font appel à des connaissances parfois complexes dans
différents domaines qui ne font pas forcément partie
de la culture générale des enseignants.
- Certains enseignants ne portent peut-être pas un grand
intérêt pour cette discipline. Ici c'est toute
l'image des sciences par rapport à la
société qui est en cause.
- Les formations initiale et continue des enseignants primaires
n'offrent pas suffisamment de ressources pour que les
intéressés pratiquent cet enseignement avec
assurance.
Pour notre étude, cinq écoles, situées dans des
contextes variés, ont été
sélectionnées. Trois ou quatre enseignants par
établissement seront invités à participer
à un entretien de 10 à 15 minutes. Ce dernier aura
comme support une grille d'entretien (cf. annexe A), qui devrait nous
permettre observer la pertinence des hypothèses que nous avons
émises.
Analyse des réponses
Hypothèse 1
Les premiers résultats de notre investigation laissent
clairement apparaître que l'Environnement est une discipline
dont l'enseignement n'est pas aussi délaissé que nous
aurions pu le croire de prime abord. En effet, interrogés sur
les priorités qu'ils confèrent aux différentes
branches du Plan d'études, les enseignants lui attribuent une
place enviable, puisqu'elle se situe généralement en
troisième position, directement après ces deux piliers
incontournables que sont la mathématique et le
français.
Ce constat réjouissant pourrait inciter à penser que
les enseignants primaires genevois ont su mesurer l'importance des
apports de l'éducation à l'environnement auprès
de leur jeune public et qu'ils lui consacrent le temps
nécessaire. Toutefois, un second niveau d'analyse infirme
cette perspective et témoigne du niveau réel de
considération dont jouit l'éducation à
l'environnement, et plus particulièrement l'enseignement des
sciences de la nature.
De fait, il ressort distinctement que l'environnement n'occupe cette
place flatteuse dans le trio de tête, qu'en raison de
l'affiliation sous son terme générique de deux
matières traditionnellement enseignées, à savoir
l'histoire et la géographie. Si tous nos interlocuteurs sont
en mesure de citer ces disciplines comme faisant partie de
l'environnement, peu sont, en revanche, capables de nommer
très précisément les sciences naturelles comme
en étant la troisième et dernière
composante.
Ainsi, sciences, sciences expérimentales s'avèrent
être le plus souvent les vocables utilisés par nos
interlocuteurs pour la désigner. Ce manque de précision
dans les termes pourrait être considéré comme
bénin et purement anecdotique. Cependant, la suite des
discours entendus, nous amène à penser qu'il
dévoile une réalité moins triomphante à
l'égard de l'enseignement des sciences de la nature.
L'approximation des termes trahissant, en l'espèce, une
méconnaissance très sérieuse des axes
d'enseignement de cette discipline et de ces contenus
d'enseignement.
Notre hypothèse sur la primauté de l'histoire et de la
géographie au détriment des sciences de la nature
s'avère pertinente. D'une part, en raison du fait que ces deux
branches sont spontanément citées en premier et
qu'elles sont correctement nommées lorsqu'il s'agit de
déterminer les matières afférentes à
l'environnement; alors même que les sciences de la nature sont
constamment nommées en dernier lieu, et encore sous des
appellations qui traduisent fort bien la confusion qui prévaut
à leur sujet. D'autre part, l'analyse des réponses
à la question n 17 ne laisse planer aucune incertitude sur le
sort réservé aux sciences de la nature, puisque 87 %
des enseignants révèlent qu'ils ne consacrent pas un
temps équitable à l'enseignement des disciplines
rattachées à l'environnement. Ce
déséquilibre provenant à chaque fois de
l'importance des séquences dévolues aux leçons
d'histoire et de géographie. Cette prédominance
s'expliquant notamment par la bonne connaissance du corps enseignant
des contenus d'enseignement liés à ces branches, mais
aussi de part les évaluations ponctuelles
qu'institutionnellement ils sont tenus de soumettre leurs
élèves.
Hypothèse 2
Le Plan d'études concernant les sciences de la nature met en
évidence trois thèmes distincts. Il s'agit, pour les
enseignants de la division moyenne d'étudier un
écosystème, un milieu et un (ou des)
phénomènes physiques. La question n 3 montre que 60 %
des enseignants interrogés n'ont aucune idée des trois
thèmes à étudier et que les 40 % restants ne
donnent que des indications partielles. On peut donc en
déduire que ce document n'est effectivement consulté
que d'une manière superficielle, ou même, pour certains
enseignants, qu'il n'est jamais consulté.
L'analyse de la question n 13 nous conforte dans cette position. En
effet, seulement 53 % des enseignants interrogés parviennent
à énumérer correctement quelques
écosystèmes. Le Plan d'études des sciences de la
nature en énumère pourtant une longue liste. Chaque
enseignant ayant consulté cette liste devrait pouvoir en
redonner quelques-uns.
Le Plan d'études des sciences naturelles semble donc
n'être utilisé et respecté que par un nombre
très limité d'enseignant. La question n 4 nous permet
de constater que les dernières activités
effectuées ayant un rapport direct avec les sciences de la
nature ne correspondent pas vraiment avec le Plan d'études.
Seuls 20 % des activités concernaient l'étude d'un
phénomène physique et seuls 13 % l'étude d'un
milieu. Cela signifie que 67 % des enseignants ont effectué
une activité de sciences naturelles qui ne figure pas dans le
Plan d'études ou qui dévie de celui-ci.
Nous avons dégagé plusieurs explications à ces
phénomènes:
Hypothèse 3
De toute évidence, le corps enseignant sait où se
référer pour obtenir les moyens nécessaires
à la conception de séquences didactiques liées
aux sciences naturelles. Ainsi, les différents centres de
documentation (Service de l'environnement, C.D.P.) sont cités
par l'ensemble des personnes interrogées. S'ils connaissent
les lieux, ils semblent peu à même, toutefois, de
préciser l'ensemble des divers moyens qui leur sont
proposés. De manière récurrente, seuls les
matériels concernant les sciences expérimentales
(électricité - aimants) se voient spontanément
nommés, le plus grand flou semblant régner sur les
esprits quant aux possibilités offertes dans les autres
axes.
En ce qui concerne le matériel attribué à chaque
titulaire, quelques uns évoquent des ouvrages ou
matériels peu récents (La leçon de choses,
animaux empaillés, défraîchis, etc...). De plus,
si 73 % des enseignants parviennent à citer les Brochures
d'environnement fournies en classe par le DIP, les domaines
spécifiques abordés par chacune d'elles ne paraissent
guère maîtrisés.
L'analyse du discours général de notre
"échantillon" (87 %) permet de relever de la part de celui-ci
une double doléance: le regret de ne pas avoir en classe et
dans les services concernés suffisamment de matériel
d'une part; la nécessité, d'autre part, de pallier
à un manque de moyens directement utilisables, à
l'instar de ceux fournis pour les autres disciplines : fiches de
l'élève, méthodologie pour le maître.
A relever encore que 27 % d'entre-eux n'hésitent pas à
affirmer que l'État ne leur fournit aucun moyen d'enseignement
et que tous les enseignants font appel à leurs propres moyens
d'enseignement lorsqu'ils se proposent d'aborder une activité
liée aux sciences de la nature.
Hypothèse 4
Les questions n 12 et 13 montrent que le manque de connaissances
générales liée à l'ensemble des domaines
et sujets qu'un enseignant peu aborder est probablement un frein
à l'enseignement des sciences de la nature. La question n 13
concernait un savoir à enseigner aux enfants de 4, 5 et
6ème primaire. Or, près de 50 % des enseignants
interrogés donnent des réponses erronées, par
exemple en confondant écosystème avec relief et zone de
développement.
Les questions n 15 et 16 indiquent que pour 67 % des enseignants
interrogés, l'enseignement des sciences de la nature n'est pas
facile notamment en raison, pour 40 % d'entre-eux, d'un sentiment de
manque de maîtrise.
Hypothèse 5
Contrairement à ce que laissait supposer l'hypothèse n
5, nous avons le sentiment que les enseignants portent un grand
intérêt pour les sciences naturelles. En effet, ce
sentiment semble être confirmé par la question n 18.
Celle-ci montre que 93 % des enseignants interrogés aiment
regarder des émissions consacrées aux sciences de la
nature (66 % ont même un vif intérêt pour ce genre
d'émission). De plus, tous ont effectué
récemment des activités concernant ce domaine.
D'après notre sondage, 87 % d'entre-eux ont effectué
une sortie avec leur élèves. Les questions n 10 et 11
montrent que tous les enseignants interrogés effectuent des
sorties de sciences naturelles au moins une fois dans l'année,
voire beaucoup plus souvent.
Cependant, malgré ce fort intérêt pour les
sciences de la nature, 87 % des enseignants interrogés n'ont
jamais suivi de cours de perfectionnement, et nous l'avons vu, ce
n'est pas parce qu'ils maîtrisent parfaitement bien cette
discipline et son enseignement. Même si 47 % d'entre-eux
envisagent de suivre un cours de perfectionnement dans un avenir plus
ou moins proche, nous constatons que cela ne constitue pas une de
leur priorité.
Il y a donc un décalage entre l'intérêt personnel
proprement dit et l'intérêt pour l'enseignement de cette
discipline. Peut-être est-ce parce que les sciences de la
nature et le savoir scientifique véhiculent une image
d'inaccessibilité. On pense, peut-être à tord,
que seul les scientifiques ont les compétences et la
légitimité pour enseigner cette discipline.
Hypothèse 6
Le jugement que portent les enseignants sur les bases reçues
quant à l'enseignement des sciences de la nature lors de leur
formation initiale est sans appel et confirme ce que nous
pressentions. A l'unanimité, ces derniers se déclarent
insuffisamment préparés, et ce quelle que soit
l'année de leur entrée dans le métier. Ce manque
de formation, si ouvertement formulé, nous amène
à nous interroger sur sa nature. S'agit-il d'une mise à
niveau de savoirs "élémentaires" liés aux
contenus d'enseignement qui n'a pas été
effectuée ou encore d'une absence de présentation et
d'explicitations desdits contenus ? Les axes méthodologiques
et didactiques propres à l'enseignement de cette discipline
ont-ils été sérieusement préparés
? Enfin ne serait-ce pas plutôt l'ensemble des incertitudes
plus ou moins importantes concernant ces différents axes qui
amènerait les enseignants à une telle insatisfaction
?
Quoi qu'il en soit, s'ils se montrent nombreux à
considérer que l'enseignement des sciences naturelles
s'avère être une entreprise ardue, notamment pour les
raisons déjà évoquées , peu (12,5 %), en
revanche, ont jugé que leurs divers manques
nécessitaient un complément de formation obtenus dans
ou hors du cadre du Perfectionnement de l'enseignement primaire. Ce
constat conforte donc notre hypothèse.
Conclusion
Le bilan que nous pouvons établir à l'issue de
l'analyse des réponses qui nous ont été fournies
est que l'enseignement des sciences naturelles mérite bien
l'appellation de "parent pauvre" que nous lui avons attribuée
dans le préambule de cette recherche. En effet, l'ensemble des
hypothèses quelque peu pessimistes que nous avions
formulées s'avère malheureusement pertinent. Cet
état des lieux pourrait laisser penser qu'il est
préférable, somme toute, de supprimer officiellement
cet enseignement du programme de l'école primaire puisque,
faute de moyens, de temps, de locaux, et parce qu'il y a mieux ou
plus important à faire, il occupe une place très
congrue dans les documents officiels et dans les pratiques de classe.
Telle n'est pas notre position. Au contraire, nous considérons
qu'il est primordial que, dès leur plus jeune âge, les
adultes de demain soient fortement sensibilisés à
l'environnement physique dans lequel ils évoluent et à
ses diverses problématiques, en raison de l'urgence de
certains enjeux écologiques et économiques. Une
meilleure gestion du patrimoine naturel, un comportement plus
conscient à l'égard de l'environnement passent
immanquablement par la connaissance de ces divers composants. Si
cette éducation à l'environnement peut se faire en
partie dans le cadre de la cellule familiale, il va s'en dire qu'elle
doit aussi nécessairement transiter par la médiation
d'un autre cadre éducatif , à savoir l'institution
scolaire.
Pour notre part, nous estimons que le corps enseignant n'a pas encore
pleinement mesuré les enjeux et l'importance de ce processus
éducatif, et qu'en conséquence, leur emplacement dans
celui-ci n'est pas encore bien compris. Incompréhension et/ou
indifférence qui se caractérisent, souvent par de
sérieuses entorses au respect du Plan d'études, mais
plus encore par une mise à l'écart de cette discipline
dans l'horaire hebdomadaire. Faut-il, pour autant, lui jeter la
pierre ? Il semblerait que les enseignants du primaire aient fait
d'énormes efforts de recyclage et de réflexion dans
d'autres domaines, notamment en ce qui concerne l'enseignement des
maths et du français. Nul doute que si les autorités
politiques et scolaires décident d'attirer l'attention du
corps enseignant sur l'importance de cette discipline, un
éveil des consciences devrait être observé qui se
traduira par une volonté plus ferme de se tenir aux directives
et un désir de perfectionnement également plus
marqué.
Mais, il serait pour le moins erroné de croire que
l'enseignement de l'environnement ne repose que sur la seule bonne
volonté du corps enseignant. D'autres paramètres
déterminent leurs pratiques sur lesquels tous les acteurs
doivent porter leur attention si on veut faire de l'éducation
à l'environnement une des réelles priorités du
système éducatif scolaire.
- L'éducation à l'environnement est une nouvelle
discipline qui n'est pas encore très bien définie
dans le Plan d'études. Les nouveaux principes didactiques
ont actuellement un réel impact sur les pensées
pédagogiques. Ne faudrait-il pas repenser le Plan
d'études dans une perspective plus transdisciplinaire, en
évitant de cloisonner l'environnement en histoire,
géographie et sciences de la nature. Il serait
intéressant de créer des ponts entre ces trois
disciplines en mentionnant dans le Plan d'études une liste
de thèmes à aborder. Le thème des moyens de
transports, par exemple, permettrait d'avoir à la fois une
approche historique, géographique et scientifique. Un tel
changement dans le Plan d'études nécessiterait
impérativement l'abandon de toute évaluation
notée pour l'histoire et la géographie.
- Afin que le corps enseignant mesure mieux les enjeux et
l'importance de l'éducation à l'environnement. Il
est, à notre avis, indispensable de prévoir une
formation continue et initiale beaucoup plus complète qui
tienne compte des manques de références
méthodologiques et didactiques du corps enseignant.
- Il serait nécessaire que les différents centres
fassent un effort d'information et de diffusion des moyens
à disposition des enseignants qui manifestement
méconnaissent les ressources dont ils peuvent
bénéficier. Toutefois, l'éducation à
l'environnement, compte tenu des nombreuses possibilités de
sujets, est certainement la branche qui nécessite le plus
d'investissement en moyens didactiques et en ressources pratiques
leur permettant d'effectuer plus facilement des observations sur
le terrain. Seuls, les généralistes ne peuvent
subvenir aux besoins engendrés par l'enseignement des
sciences naturelles. Il conviendrait donc d'élargir la
palette à disposition tout en gardant en mémoire,
lors de la conception de ces nouveaux moyens, que ces derniers
doivent pouvoir répondre aux nécessités d'une
utilisation en classe.
- Les directives de la Direction de l'Enseignement Primaire,
distribuées au début de chaque année,
indiquent que l'éducation à l'environnement doit
occuper 4 périodes d'enseignement hebdomadaire sur un total
de 27. Une telle proportion indique clairement les
priorités actuelles des autorités. Il leur incombe
donc de redéfinir notamment un nouveau quota horaire au
travers duquel le corps enseignant pourrait prendre conscience de
l'importance qui devrait être accordée à cette
discipline.
Résultats du questionnaire
1. Classez les branches suivantes par ordre de priorité
(Environnement, Français, Activités Physiques, Musique,
Math, Allemand) :
L'Environnement a été
positionné 1 fois premier, 1 fois deuxième, 9 fois
troisième et 4 fois au même plan que les autres
disciplines.
2. Quelles sont les disciplines qui font partie de l'environnement
?
Seulement 4 enseignants mentionnent les
trois termes exacts: Histoire, Géographie et Sciences de la
nature (ou sciences naturelles). Les autres emploient des termes
flous pour les sciences de la nature (biologie, sciences
expérimentales, sciences appliquées, éveil,
...).De plus, 13 enseignants nomment spontanément la
discipline des sciences de la nature en dernière position
(soit 87 %).
3. Pouvez-vous citer les trois axes figurants dans le Plan
d'études à propos des sciences naturelles, pour votre
degré ?
Neuf enseignants n'en ont aucune idée
et les 6 restants ne donnent qu'une réponse
incomplète.
4. Quelle fut la dernière activité de sciences
naturelles que vous avez effectuée avec les enfants ?
Variété des réponses
(l'électricité, les mammifères, la
génétique, les animaux, la flottaison, la
détermination des feuilles, les poulies, un personnage
scientifique, la flore, les arbres).
5. De quand date cette activité ?
Ces activités sont récentes
(entre le mois de mai 96 à maintenant).
6. Énumérez les moyens d'enseignement des sciences
naturelles fournis par le DIP :
Quatre enseignants n'en connaissent aucun
(soit 27 %). Les autres nomment: les boîtes
d'expérimentation du Service de l'Environnement, les brochures
du Service de l'Environnement, des posters et les manuels de biologie
(élémentaire, moyen, supérieur).
7. Pensez-vous que le DIP vous en fournit suffisamment ?
Treize enseignants répondent non
(soit 87 %) à l'égard du matériel fourni en
classe. En considérant l'ensemble des moyens mis à leur
disposition (en classe et par les différents services), dix
déclarent encore que les moyens sont insuffisants.
8. En êtes-vous satisfait ?
Treize enseignants répondent non
(soit 87 %).
9. Travaillez-vous avec vos propres moyens d'enseignement ?
Les quinze enseignants interrogés
travaillent avec leurs propres moyens d'enseignement (livres,
brochures, matériel, cassettes, ...) achetés dans le
commerce.
10. Avez-vous effectué des visites avec vos
élèves, à l'extérieur de l'école,
pour les sciences naturelles (si oui, indiquez le dernier endroit
visité) ?
Treize enseignants répondent oui (3
au Jardin Botanique, 3 au Muséum, au barrage des Mosses, au
Vivarium, un étang, une forêt).
11. A quelle fréquence faites-vous des sorties pour les
sciences naturelles ?
Jamais (0 )
Rarement (6 )
Parfois (6 )
Souvent (3 )
12. Classez du plus petit au plus grand: une cellule - une
molécule - un atome - un organe - un quark - un proton .
Neuf réponses justes (60 %) et 6
fausses (40 %).
13. Citez les écosystèmes que vous connaissez .
Huit enseignants donnent une réponses
correcte en nommant plusieurs écosystèmes.
14. Pensez-vous que votre formation initiale vous ait bien
préparé à l'enseignement des sciences naturelles
?
Cent pour-cent des enseignants donnent une
réponse négative.
15. Pensez-vous que l'enseignement des sciences naturelles est
:
Très facile (0 )
Assez facile (5 )
Assez difficile (8 )
Très difficile (2 )
16. Pourquoi ?
Pour les enseignants qui ont répondu
"assez difficile ou difficile", 6 évoquent la maîtrise
personnelle, 5 les moyens d'enseignement, 4 la maîtrise de
l'enseignement (transposition didactique), 3 se
réfèrent à l'effectif des classes trop nombreux
pour travailler en petits groupes. Sont encore évoqués
le manque de temps, les locaux insuffisants. Pour ceux qui ont
répondu "assez facile", les raisons suivantes sont
avancées : la motivation des élèves, la
maîtrise personnelle et l'absence de pression (pas de
note).
17. Pensez-vous partager équitablement les temps
d'enseignement consacré aux disciplines liées à
l'environnement ?
Treize enseignants ont répondu non
(soit 86 %).
Si non, à quelle discipline consacrez-vous le moins de temps
?
Les treize enseignants consacrent moins de
temps aux sciences naturelles.
Pourquoi ?
Sept enseignants évoquent l'absence
d'évaluation en sciences de la nature contrairement à
l'histoire et à la géographie (en 5 P et 6 P). Trois
évoquent leur manque de formation, 3 le manque de temps, 2 le
programme imprécis. D'autres évoquent les mêmes
raisons que pour la question n 16.
18. Aimez-vous regarder des émissions consacrées aux
sciences naturelles ?
Oui, beaucoup (10 )
Oui, un peu ( 4 )
Non, pas vraiment ( 1 )
Non, pas du tout ( 0 )
19. Avez-vous déjà suivi un cours de
perfectionnement lié aux sciences naturelles ?
Deux oui et 13 non (soit 87 %).
20. Est-ce dans vos projets ?
Sept oui (soit 47 %) et 8 non (soit
53%).
A lire