
2. Les théories de la cognition distribuée
Pour un chercheur intéressé à modéliser le fonctionnement cognitif, une architecture cognitive est un modèle générique qui tente de rendre compte des processus supérieurs de pensée comme la résolution de problèmes, la mémorisation, l'apprentissage, la planification etc. Idéalement, ces "modèles pour comprendre" sont implémentés et réifiés dans un système informatique dont l'observation devrait mener à de nouvelles questions de recherche.
D'un point de vue de concepteur, ces modèles permettent de tester l'adéquation d'une interface pour la réalisation d'une tâche. On parle alors de modèles programmables de l'utilisateur (Blandford & Young, http). La mise sur pied d'un tel modèle se fait en utilisant un langage formel qui sert à décrire les actions sur l'interface et les connaissances nécessaires à leur exécution. Le modèle peut ensuite être exécuté par une machine. Le niveau de granularité de l'analyse de la tâche doit être assez fin pour qu'une action de l'utilisateur corresponde à une commande du système. Si la description de la tâche en termes de connaissances explicites est malaisée ou que le modèle cognitif "tourne mal", il y a peu de chances pour que l'interface soit valable. L'analyse du modèle permet ensuite de modifier le système. Le reproche que l'on peut adresser à cette approche est qu'elle modélise un utilisateur idéal qui se comporterait exactement comme le concepteur l'a prévu.

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