• La commission impériale:

    • Les principales fonctions de la commission

    • Les membres de la commission


  • Principales fonctions de la Commission impériale:

    C'est en 1863, que, sur une proposition du ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, fut prise la décision d'organiser une exposition universelle à Paris, en 1867. L'empereur fit nommer les membres de la commission impériale en 1865.

    Le rôle de celle-ci concernait l'organisation entière de l'exposition. Il s'agissait d'abord de régler la question du financement: un déficit de douze millions était prévu, qui devait être couvert en partie par les finances de l'Etat, en partie par la ville de Paris. Si le déficit devait dépasser la somme fixée, il était convenu que la recette obtenue par la perception d'un droit d'entrée serve à éponger les dépenses supplémentaires. Mais, au cas où cela n'eût pas été suffisant ( on avait évalué le surplus possible à huit millions de francs), une société de garantie avait été créée qui serait gérée par la commission impériale et dont les caisses seraient remplies selon un mode de souscription nationale.

    Par ailleurs, la commission était chargée d'élaborer le système de classification des articles présentés à l'exposition, de nommer le jury et de fixer le montant des récompenses, de fixer les conditions d'admission des exposants, de gérer la construction et l'installation du site de l'exposition, de régler l'installation des produits exposés, de régler les conditions de travail sur le site de l'exposition et de fixer les tarifs d'entrée.



  • Les membres de la commission:

    Elle comprenait une soixantaine de membres. Il y avait d'abord le président de la commission, puis les ministres du gouvernement qui y siégeaient. Venaient ensuite 42 personnalités choisies par l'empereur parmi les fonctionnaires de l'Etat et de la ville de Paris. Les 19 membres restant, censés représenter les souscripteurs de la société de garantie, étaient élus par ces derniers.

    C'est le prince Napoléon qui fut nommé président de la commission. Fils du dernier frère de Napoléon 1er et cousin de Napoléon III, le prince Jérôme (1822-1891) aura été l'héritier du trône jusqu'à la naissance du prince impérial en 56, puis nommé ministre de l'Algérie et des colonies -un ministère créé spécialement à son intention- de 1858 à 1860, date à laquelle il quitte les affaires suite à son opposition à la politique de Napoléon III. Républicain, anticlérical, il démissionnera de son poste peu avant le début de l'exposition, remplacé par le prince impérial, à cause d'un de ses discours qui fut jugé trop révolutionnaire.

    Viennent ensuite les membres du gouvernement:

    Eugène Rouher (1814-1884), membre de l'exécutif depuis 1849, il fut ministre d'Etat de 63 à 69 et cumula le ministère des finances au cours de l'année 1867. Rouher fut le principal négociateur, en tant que ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, du traité de libre-échange avec la Grande-Bretagne en 1860. Louis Henri Armand Béhic (1809-1891), ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics de 1863 à 1867, à qui est dû l'idée d'organiser une nouvelle exposition universelle. Jean-Baptiste-Philibert Vaillant (1790-1872), maréchal et ancien ministre de la guerre, il est ministre de la maison de l'empereur de 1860 à 1870 et ministre des Beaux Arts de 63 à 70. Pierre Jules Baroche (1802-1870), le garde des sceaux, ministre de la justice et des cultes. Achille Fould, encore ministre des finances lors de sa nomination à la commission.

    Puis:

    Frédéric Le Play, commissaire général de l'exposition; Michel Chevalier, sénateur, président du jury et membre de l'institut; Robert Cobden, l'autre initiateur, avec Chevalier, du traité de 1860, et membre de la Chambre des Communes, à Londres; Lord Cowley, ambassadeur de la reine à Paris; Lord Granville, président du conseil de la reine d'Angleterre et ancien vice-président de la commission royale à l'exposition de Londres en 1851; et le peintre Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867), membre de l'institut.

    Suivis de:

    Le conseiller d'Etat et directeur des douanes, Barbier; Elie de Beaumont, sénateur et membre de l'institut; le préfet de police Boitelle; le secrétaire de la chambre de commerce, Denière; l'administrateur des messageries impériales, Denion du Pin; un membre du conseil municipal de Paris, Devinck; Jean Dollfus, un manufacturier; Arlès Dufour, membre de la chambre de commerce de Lyon; Jean-Baptiste Dumas, chimiste, ancien ministre, sénateur et président du conseil municipal de Paris; Dupuy de Lome, conseiller d'Etat et directeur des constructions navales; le général Alphonse Favé, aide de camp de l'empereur; un autre aide de camp, le général Fleury; le gouverneur du Crédit foncier, Frémy; un autre membre du conseil municipal de Paris, Garnier; et le directeur de l'Ecole de commerce, Gervais de Caen; Alexandre Gouin, membre de la chambre de commerce et du conseil municipal de Paris; le Baron Hausmann, sénateur et préfet de la Seine; Herbet, conseiller d'Etat et directeur des consulats et des affaires commerciales; le Baron Clément de La Roncière le Nourry, directeur au ministère de la marine et ancien membre du jury à l'exposition de 1855; le marquis de Lavalette, sénateur et ancien diplomate sous Louis-Philippe; Lebaudy, autre membre du conseil municipal de Paris et raffineur; Martin-Hector Lefuel, membre de l'institut, et ancien architecte du Louvre et des palais impériaux; Pierre Magne, membre du conseil privé; le duc de Morny, ancien ministre et président du corps législatif depuis 1854; Onfroy, membre du conseil municipal de Paris; Ozanne, conseiller d'Etat et directeur du commerce extérieur; le vice-président du corps législatif, Schneider; et Edouard-Antoine Thouvenel, sénateur et ancien ministre.


  • Bibliographie

    • C.A. OPPERMANN, Visites d'un ingénieur à l'Exposition Universelle de 1867, Paris, 1867.


  • Le traité de 1860

  • Vers l'Empire libéral (1863-1870)

  • Frédéric Le Play et ses préoccupations sociales

  • Michel Chevalier