Concept: Métaconnaissance
2. Définition
Littéralement "connaissance sur la connaissance" la métaconnaissance désigne la connaissance que le sujet a de ses propre connaissances ainsi que le contrôle qu'il exerce sur son propre système cognitif.
3. Explication
Cette activité mentale ne peut se dérouler que si le sujet a la capacité de s'observer lui-même et d'identifier ses propres activitées et ses états mentaux.
Autrement dit, il y a métaconaissance lorsque trois types de connaissances des phénomènes psychologiques sont présents. à savoir la connaissance:
- d'états mentaux internes,
- de processus mentaux différents,
- de processus mentaux reliés entre eux.
Flavel (1987) distingue trois types de connaissances métacognitives: les premières sont relatives aux personnes, les deuxièmes aux tâches, et les troisièmes aux stratégies. Résumons:
- Les métaconnaissances relatives aux personnes sont des connaissances sur ses propres connaissances, sur celles des autres personnes qu'on peut comparer entre elles et que l'on peut comparer à ses propres connaissances.
- Les métaconnaissances relatives aux tâches sont des connaissances sur des caractéristiques des tâches qui permettent de planifier des activités cognitives.
- Les métaconnaissances relatives aux stratégies sont des connaissances permettant de piloter des stratégies cognitives.
4. Exemple
Les métaconnaissances relatives aux personnes peuvent être illustrées par ces deux exemples:
"J'ai une bonne mémoire des visages, mais je suis nul pour l'orientation spatiale".
"Ma mère n'a pas le même sens des réparties que ma tante".
A propos des métaconnaissances relatives aux tâches, on peut prendre l'exemple suivant:
La lecture d'un texte concernant un domaine que l'on connaît mal demande plus de temps que s'il s'agit d'un texte familier.
Quant aux métaconnaisances relatives aux stratégies, prenons l'exemple de cette fiche pour en parler:
On ne lit pas de la même manière un texte si l'on veut se faire une idée de ce dont il traite ou si l'on veut en tirer les éléments permettant de rédiger une fiche comme celle-ci.
5. Utilisation
La conception de la nature des connaissances métacognitives et des fonctions qui leurs sont atribuées (présentée ci-dessous) est similaire à celle de l'intelligence artificielle sur les connaissances. Elle est issue d'une grille théorique des activités de contrôle proposée par Kluwe (1987) et interprétée dans Richard et al. (1990).
Classer ses propres activités cognitives implique de pouvoir disposer de concepts les désignant.
- La vérification porte sur les états cognitifs en cours.
Par exemple, le fait de centrer son attention sur une même liste autant sur des mots déjà appris que sur ceux qui ne le sont pas encore est un indicie de non-vérification.
- L'évaluation repose sur la connaissance de ses propres activiés, sur la capacité de distinguer ses connaissances ainsi que sur l'effort investi dans une tâche en vue du résultat obtenu.
- L'anticipation consiste à prévoir ses états de connaissance avant une entreprise cognitive.
- La régulation consiste à utiliser les informations fournies par les quatre activités ci-dessus pour prendre des décision concernant les priorités d'allocation des ressources cognitives. Quel effort, quelle vitesse, quelle attention sont déstinés à quelles tâches?
6. Relation à d'autres outils
7. Références
- Flavell (1987) et Kluwe (1987) cités par Richard et al.(1990) pp.213-215.
- Richard, Jean-François, 1990: Les activités mentales, Colin, Paris
- Richard, Jean-François, et al. 1990: Traité de psychologie cognitive 2, Bordas, Paris
E.F.B