BRUNO… RESCAPE

"A l’âge de quatorze ans, des amis m’ont fait connaître l’alcool, les cigarettes, le haschich. Je ne voulais pas faire bande à part; j’ai donc suivi. Cela a duré ainsi jusqu’à mes dix-huit ans. J’avais alors une chouette copine et j’ai réduit très vite ma consommation de haschich et d’alcool.
Mais lorsque cette relation s’est brisée, je me suis senti malheureux, la vie n’avait plus de sens pour moi.

C’est alors que j’en suis venu à l’héroïne par mon frère. Pendant un certain temps, je me suis senti à nouveau vraiment très bien. Mais bientôt, la drogue a pris la première place. J’ai été très vite à court d’argent et je me suis lancé dans le trafic de drogue. En même temps, ma consommation de drogues augmentait et je ne me rendais pas compte que j’étais en train de crever tout doucement, mais inexorablement.

Mes parents n’avaient rien remarqué de ma double vie ; pourtant, je maigrissait, je ne mangeais presque plus rien et je me coupais de plus en plus de la vie normale. Le monde s’est écroulé au moment de mon arrestation pour trafic de drogue.

La drogue exerçait sur moi une fascination magique, mais le sentiment de bonheur que j’avais ressenti au début avait disparu depuis longtemps.
Le juge devant lequel je devais comparaître pour trafic de drogues m’a laissé le choix : THERAPIE OU PRISON. Après avoir pris conseil, je me suis décidé pour la thérapie. Ça a été ensuite très dur. Les choses ont commencé avec une cure de DESINTOXICATION dans une clinique. J’avais constamment envie de vomir, je ne pouvais ni manger, ni dormir et à peine marcher.
Puis, on m’a transféré dans un centre de thérapie. Je suis passé par des hauts et des bas. Mais je me suis accroché et j’ai demandé alors de retourner pour un temps à la clinique de désintoxication. Après quelques semaines, j’ai pu commencer à suivre le programme de thérapie. Ce n’était pas facile de m’habituer à  nouveau à un rythme de vie normal.

MAIS J’AI REUSSI !

Maintenant, je suis "clean" depuis trois ans et demi et en seconde année d’apprentissage. J’ai de nouveau un grand plaisir à vivre et j’espère que cela va continuer encore de nombreuses années."
 

MONIQUE , ANCIENNE TOXICOMANE 

"Avant tout, j’aurais eu besoin de beaucoup d’amour et de patience. Aujourd’hui, chacun en est conscient ! Ce qui est le plus important, c’est tout simplement d’avoir quelqu’un qui a le temps d’écouter et de dialoguer. Je n’ai jamais eu personne avec qui parler ouvertement de tout.
C’est de cela dont j’aurais eu besoin. De quelqu’un qui se serait intéressé à moi enfant, qui aurait été là pour quand je vivais mon premier amour et mon premier chagrin d’amour…Oui, quelqu’un qui m’aurait aidé à me trouver moi-même, à connaître mes sentiments profonds.
Les parents ne doivent pas traiter leur enfant simplement comme "enfant". Ils doivent le traiter comme leur meilleur ami, comme un interlocuteur à part entière- cela serait même la chose la plus importante.

Il faut des parents qui admettent leurs propres faiblesses, qui parlent de leur passé et des problèmes de leur jeunesse. Ainsi, un enfant apprendrait à affronter les conflits intérieurs que connaissaient son père et sa mère quand ils étaient jeunes. Car pour les enfants, les parents sont des modèles à suivre. Quand un enfant sait que ses parents ont réussi à surmonter certaines crises, il se sent encouragé dans ses propres efforts. C’est pourquoi je conseille à tous les parents de demander à leur enfant comment il va, de lui montrer qu’ils ressentent sa tristesse. Ils ne doivent pas dire que cela va s’arranger tout seul. Les parents doivent soutenir leur enfant dans des moments difficiles de son existence. Les parents doivent faire ressentir leur amour à leur enfant. Beaucoup d’amour, de chaleur, de tendresse et d’intimité.

DIALOGUER : C’EST A FAIRE A TOUT MOMENT !"