YRE logoRomain Jordan, Bénédict de Moerloose et Antonin Reymond, 2CA, Collège Calvin présentent :

Interdiction par l'OFEFP de la mise en champ d'OGM à Changins notamment

 Résumé

 

Est-il scientifiquement admis que de l'ADN étranger peut s'introduire dans notre génome par l'alimentation ? Si on l'admet, le seuil de 1-2% (dont on discute en ce moment) d'OGM dans un produit a-t-il un véritable sens ?

 

D'une manière générale, l'information a été difficile à trouver : du fait de la rareté du risque, on en parlait pas, ou sans nuance dans les textes vulgarisateurs ; il a fallu donc prendre du recul par rapport à l'information. En fait, la communication direct (via e-mail) avec des spécialistes qui nous a surtout aidé

Risques liés aux OGM (santé de l'homme)

En rajoutant un gène à une plante, on lui fait produire en général une protéine qu'elle ne fabrique pas naturellement. Il faut donc vérifier si cette nouvelle protéine n'est pas toxique. En outre, on craint aussi l'apparition de nouvelles allergies. Introduire de nouveaux gènes dans un organisme, donc de nouvelles protéines, va accroître les risques d'allergies alimentaires ;

ADN étranger ?

Dans une expérience sur des souris, l'ADN (viral) injecté dans la nourriture des petites bêtes n'a pas été complètement détruit en éléments simples comme normalement : certains segments ont réussi à pénétrer la muqueuse intestinale et s'est inséré dans des cellules.

Mais tous les paramètres doivent être réunis pour que cet ADN soit transcrit etc., ce qui relève presque de l'impossible. Or un gène présent dans une cellule n'aura aucune conséquence sur l'organisme s'il ne peut pas s'exprimer. L'ADN ne peut de plus survivre dans un autre organisme que très peu de temps

Conséquences

Admettons qu'un gène se soit intégré et soit maintenant combiné à l'ADN normal d'une cellule. Dès lors, comme s'il était dans une cellule de l'organisme d'origine, ce gène va peut-être s'exprimer , c'est-à-dire qu'il va synthétiser la protéine dont il détient le code. Si on examine cette supposition à part entière, elles semble aberrante. Nous parlons en effet d'une manipulation génétique complète de l'homme au moyen... d'un repas !

Le débat " risque des OGM " ne se situe pas au niveau de cette question. Et pourtant, les informations traitant de ce sujet ont été trouvées là où on parlait de génie génétique ; ce qui prouve que le consommateur se pose parfois des questions presque infondées à propos des OGM. Ne nous leurrons donc pas : face à l'impressionnante polémique suscitée par l'arrivée d'aliments transgéniques dans nos assiettes, il ne faut pas extrapoler et inclure dans la méfiance face aux OGM un risque qui est en rapport avec l'alimentation en général.

Seuil de 1-2%

Pour le risque allergène ou pour celui de la toxicité, la proportionnalité (car on parle en pourcentage) a peut-être un sens : plus la toxine est produite en quantité, plus le risque est grand ; mais certains poisons peuvent être, déjà en faible quantité, très nocives.

Mais en ce qui concerne le risque de transmission de gène, cette proportionnalité n'a pas de sens, En effet, quand on parle d'ADN, il ne faut pas raisonner dans une idée de proportionnel. Un pourcent d'un produit de 100 grammes contient déjà énormément de molécules d'ADN et bon nombre de transgènes. Le seuil de x% n'a, en ce sens, pas de raison d'être.

Conclusion

L'ADN étranger a peu de chances de s'intégrer dans le génome de l'homme. Le problème réside en cela que si le consommateur est atteint d'une manière ou d'une autre par un OGM, il saura à qui se plaindre ; la responsabilité de l'homme peut causer de sévères répressions. Mais si un accident se produisait avec un aliments normal, même s'il eût été bien plus grave, personne ne se plaindrait : contrairement à un groupe d'humain, mère Nature est intouchable ; elle nous a tous créés.

Retour à la page d'accueil du projet YRE à Genève