"Je voyage à travers le temps"

ou comment se familiariser avec la ligne du temps à travers l'exploration de périodes historiques

 

Table des matières :

 

1. Scénario

- Progression du scénario

- Objectifs pédagogiques

 

2. La problématique

-Les questions évaluatrices

-Les questions didactiques

 

 3. Bilan

- Intérêt des TIC

-Points positifs du site

-Ce qu'il reste à faire...

 

 

1. Un scénario pédagogique

 

Progression du scénario à travers le journal

Notre scénario est le suivant : L'élève est victime d'une machine à voyager dans le temps détraquée : il est projeté à l'époque préhistorique. Pour retrouver son époque, il doit traverser avec succès différentes périodes historiques.

Notre scénario de base n'a pas considérablement changé, c'est surtout la forme qui a complètement changé. A la base nous voulions faire passer là l'élève les périodes grâce à un système de tableaux, voir état au 25 mars 2002 (but) où il avance d'une manière linéaire.

On remarque l'évolution de notre site actuel qui a pris une toute autre forme, voir acceuil du site. L'élève n'est plus cloisonné dans un parcours mais peut accéder à sa guise à tout endroit du site. En effet, après discussion nous pensons que ce n'est pas en forçant l'élève à aller où on veut qu'il va y avoir apprentissage. Ici cette liberté permet à chaqun de développer son propre rapport au savoir.

objectifs pédagogiques

Ce que les élèves devraient avoir appris à la sortie de l'activité (objectifs d'apprentissage):

-L'élève doit se repérer dans une chronologie de périodes historiques : Préhistoire, Antiquité, Moyen-Age, Temps Modernes, Époque contemporaine.

 

-L'élève doit également situer des événements remarquables de l'histoire en fonction de ces 5 périodes (apparition de l'homme, construction de la Tour Eiffel, apparition de l'écriture,…)

 

Rôles : cf. état au 25 mars 2002

 Objectif noyau : se repérer dans le temps, associer des images et des termes relatifs à une époque et avoir un panorama d'ensemble.

Age/degré : de 9 à 11 ans

 

 2. La problématique

 

 La problématique du questionnement correspond bien à notre site puisque l'enfant progresse dans le jeu grâce à des questions.

Nous avions prévu de faire des questions à choix multiples : l'élève devait associer des icônes. Trouvant notre projet trop ambitieu, nous avons changé et créé des questions sous forme d'affirmations auxquelles l'élève doit répondre en cliquant sur vrai ou faux. Par exemple...

Ce type de questions ne laisse pas la place à une discussion des réponses possible. L'élève n'a qu'une possibilité de réponse correcte. Ce sont des questions "évaluatrices". Elles constituent un test qui permet à l'élève de passer à la page suivante et donc de progresser dans le jeu. Aucune place n'est laissée au questionnement personnel de l'élève. Dans les premières pages, nous ne faisons pas référence, pour répondre aux questions, à une information donnée précédemment, mais faisons appel à des connaissances préalables que pourrait avoir l'élève. Les informations complémentaires se trouvent à la page suivante. Si l'élève veut en savoir pus, il lit cette page, sinon il peut directement passer à la question suivante.

Nous avons trouvé un puzzle représentant un mamouth que l'élève doit reconstituer. Cette activité n'est pas évaluative et n'est pas indispensable pour progresser. L'élève choisi ou non de faire ce Puzzle.

Voyant que la linéarité posait problème, nous avons créé des pages encyclopédiques. Elles permettent à l'élève de se poser des questions "autodidactes". Il choisi de les consulter ou non, elle ne sont pas indispensables à la progression dans le site. Les pyramides

Dans la partie concernant l'Antiquité, notre mode de questionnement s'est modifié. Nous avons par exemple posé des questions où l'élève a un choix de réponses plus vaste que seul "oui ou non" et cela grâce à des icônes ou à des affirmations. Mais ces questions sont toujous évaluatrices. Cette fois-ci, l'élève peut trouver la réponse dans le texte qu'il vient de lire. Les momies

Si les questions, bien qu'elles aient évolué, restent évaluatrices, l'élève gagne en liberté. Il peut choisir de trouver des informations sur les pyramides, ou de passer par "les momies". Au début de l'Antiquité, il peut également choisir par quel sujet il veut commencer (les égyptiens, les grecques ou les romains). Les pages encyclopédiques ne sont plus alors seulement un détour, mais un chemin possible. Une plus grande place est accordée au questionnement de l'élève. Par exemple

Malgré l'évolution qu'a subi notre site, le scénario de base reste le même. Nous avons imaginé que l'élève est victime d'une machine à remonter le temps et qu'il doit traverser les époques pour rentrer chez lui. L'idée originale nous contraint à une progression très linéaire. Nous nous rendons compte que l'élève n'est pas libre d'explorer le site comme il le désire, et que nous ne laissons que peu de place à son questionnement personnel.

 Nous avons finalement créé une page d'accueil qui permet à l'élève de faire des choix qui répondent à son propre questionnement. Il peut démarrer le jeu et progresser comme nous le proposons, mais il peut aussi, grâce aux îcones de retour et à la ligne du temps, sortir du jeu et commencer où il le désire. Cela permet un questionnement "autodidacte". Il n'a pas été facile pour nous d'accepter que ça n'est pas en cadrant l'élève de très près qu'il apprendra le mieux...Accueil

 

 

3. Le bilan

 

1. Intérêt des TIC

- intérêt symbolique : attrait du moyen qui stimule l'élève grâce au dispositif attrayant que constituent les TIC. Plaisir des enfants d'aller à l'ordinateur.

-favorise le respect des rythmes et des spécificités des enfants,

différencie les rythmes d'apprentissage du point de vue de :

-la lecture

- la compréhension des textes et des questions,

- permet à chaque enfant, indépendamment de son niveau scolaire, de se confronter à l'enjeu constitué par le scénario, à savoir l'histoire de la machine à remonter le temps et le prétexte de retrouver son époque.

Différent de la classe où les élèves doivent avancer plus ou moins tous en même temps.

- favorise les progressions originales et personnelles

- les questions posées induisent des choix à faire ; l'élève doit s'engager, être actif.

- en fonction de ses choix, l'élève est amené à suivre la progression lorsqu'il s'engage dans une réponse.

- tous les élèves ont le même objectif, celui de retrouver leur époque, et cela, malgré la possibilité de parcourir le site de manière personnelle et originale, en fonction : de l'entrée initiale dans le site (cf. ligne du temps), des réponses justes ou fausses données aux questions.

- TIC peuvent être un moyen d'approffondir et d'élargir les compétences acquises.

- TIC peuvent intervenir en fin de cycle ou en fin d'un apprentissage spécifique relatif à la ligne du temps, au repèrage de soi et de son époque dans le temps. Là encore, travail individuel, en fonction de l'avancement du travail personnel. Moyen disponible et toujours prêt.

- Feed-back immédiat

- La situation renvoie sans arrêt des informations qui renseignent l'élève sur l'état de son avancement et sur son positionnement dans le parcours.

- il semble que l'élève ne puisse pas être bloqué, chaque démarche est sanctionnée par une réponse qui guide l'enfant qui a aussi toujours la possibilité de revenir à la page précédente en cliquant sur un icône type.

- permettre à l'élève d'interagir avec ses propres connaissances et les contenus. Chaque élève peut voir où il en est dans ses connaissances par rapport à une période.

 

2. Points positifs du site

- l'enfant s'entraîne de manière à acquérir une meilleure maîtrise de la lecture, c'est-à-dire d'être capable de lire aussi bien silencieusement qu'à haute voix.

- le site qui permet de développer la compréhension d'informations contenues dans un texte (momie).

- le caractère humoristique des illustrations et des réponses qui peuvent aider les élèves les plus réticents à avoir envie d'apprendre quand-même.

- les réponses fausses ne sont pas sanctionnées et la disposition même du parcours permet toujours d'avoir une seconde chance pour répondre correctement aux questions.

Travail d'élève qui n'est pas sanctionné, l'évaluation serait plus formative qu'évaluative. Trace éventuelles, chacun compte le nombre de réponses fausses.

- chaque période historique a une couleur qui lui est propre; cela facilite le repérage des usagers dans l'ensemble du site.

 

3. Ce qu'il reste à faire...

 

- mettre en marche le puzzle de la page 'encyclomam'

- mettre des ancres qui facilitent la navigation dans les retours

- page enseignant, prolongation de l'activité en commun avec l'ensemble des élèves, quelle lignée dans quel programme d'Histoire?

- adresse de sites internet pour pouvoir poursuivre la recherche

- poser davantage de questions ouvertes ( par exemple, "Pourquoi n'y a-t-il plus de mammouths aujourd'hui ?" ) qui permettraient à l'élève de se mettre dans la peau d'un chercheur. Dans cette idée, proposer des sites encyclopédiques qui permettent de nourrir ses réflexions.

Prolongation éventuelle en classe : mise en commun des divers éléments découverts sur internet concernant l'une des ces questions ouvertes et y répondre grâce à la recherche commune.

Quelques questions :

- Comment savoir si les élèves retiennent effectivement les savoirs en jeu?

- Que retiennent-ils, chacun ?

- Et comment le vérifier ?

- Quels sont les impacts des images et des zones de texte dans l'optimalisation des apprentissages ?

- Dans quel cadre inscrire cette activité qui propose un panorama général de cinq périodes historiques et ne se centre pas sur une seule période, comme c'est le cas dans les degrés du primaire?

Limites des TIC:

- Limites sont inérentes à la complexité même de la conception du site.

- Limites de la différenciation : peut-être les questions seront-elles trop simples pour certains et compliquées pour d'autres, là pas de moyen de réguler, comme peut le faire un enseignant.